La salle Jean-Cazelles était comble pour la soirée de « pré-féria » organisée à Saint-Gilles, dans le Gard. Benjamin Guidi et Dominique Tudela, représentant le maire, ont ouvert cette célébration du trentième anniversaire de la féria locale. Au programme : une exposition d’une rare qualité et une conférence passionnante qui ont ravi le public.
Trente ans de féria en images
L’association Mémoires saint-gilloises a sorti le « grand jeu » pour cette exposition. Trente ans de féria, c’était un panneau par an avec les toreros, les devises de ganaderias et les meilleurs moments de chaque année. Au milieu, les photos « annexes » montraient l’ambiance de la ville. Tous les clichés, d’excellente facture, provenaient de particuliers, dans l’esprit de cette féria si typique.
Christophe Chay, parrain de cette féria, journaliste et auteur, spécialiste de la tauromachie espagnole, a fait partager à un public conquis son regard et ses souvenirs autour de cette histoire. Il a notamment souligné : « Saint-Gilles, c’est une féria à taille humaine. Dans les années 90, toutes les communes du Gard voulaient leur féria. Seule la ville de Saint-Gilles a su perdurer en restant sur son ADN : mi-Espagne, mi-Camargue. À Saint-Gilles, on voit du Saint-Gillois et, quand on parle de la féria de la pêche et de l’abricot, partout on sait de quoi l’on parle. »
Nimeño II et Padilla dans les souvenirs
Christophe Chay a ensuite évoqué les grands moments de ces trente années. Il a rappelé la première lame de Nimeño II, les exploits de Padilla, encore novillero à l’époque, et même le concours d’agrillade avec Jean-Pierre Koff. Les grandes « figuras » qui ont foulé le sable de Saint-Gilles ont également été saluées.
La soirée s’est terminée autour du verre de l’amitié avec Alma Sevillana, qui a fait vibrer les couleurs andalouses, donnant ainsi le ton du week-end. Cette féria est désormais partie intégrante du patrimoine festif de Saint-Gilles. Un seul regret : le report du concert de Chicuelo II à cause des intempéries.



