Clemente : "En ligne de mire, une nouvelle porte des Consuls" à Nîmes
Clemente vise une nouvelle porte des Consuls à Nîmes

Le torero Clemente, pour la corrida finale de Pentecôte, retrouve Nîmes, où il réside, après ses deux contrats du dimanche 8 juin 2025. Avec beaucoup d'attente.

Dix ans d'alternative

La temporada 2026 marque le 10e anniversaire de votre alternative. Quelles images dominantes pouvez-vous détacher de cette période ? Justement, en premier, celle de la date de cette cérémonie. C'était le début de l'été, en Espagne. Une journée à part, très joyeuse, avec ma famille et mes proches. Puis d'autres ont suivi, bien sûr, aux Saintes-Maries-de-la-Mer, face à des Victorino Martín, ou à Dax, à Istres, à Arles, ou à Nîmes, bien sûr, où en trois corridas, j'ai fait ouvrir la porte des Consuls à deux reprises.

Un hiver d'entraînement intensif

Quel a été votre quotidien entre la fin de la dernière temporada et celle de 2026 ? Depuis le mois de janvier je suis à La Puebla del Río où j'ai passé tout l'hiver. Je n'ai fait qu'un aller-retour à Arles pour aller chercher un prix qu'on m'avait décerné. Je me suis beaucoup entraîné dans le campo, de manière intensive. D'intéressantes opportunités, donc, pour participer à des tientas ? Évidemment, chez Juan Pedro Domecq d'abord. C'est bien, parce que c'est avec les toros de cette ganaderia que je vais retourner pour la corrida de Madrid, avec un très bon cartel, le vendredi 5 juin. Je me suis également beaucoup entraîné dans le campo, de manière intensive, à Salamanque, à Madrid ou à Séville. Partout.

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Les années difficiles

Tout au long de ces 10 ans de carrière tout n'a pas été facile. Qu'avez-vous fait au cours de ces temporadas où rien ne se présentait ? J'ai effectivement vécu plusieurs années sans toro, ou presque. Mais je m'étais imposé une discipline, et je ne l'ai jamais relâchée. Au cours de cette période, j'ai effectué beaucoup de travaux manuels. De serrurier à paysagiste en passant par charpentier ou autres.

Absence en France

On ne peut échapper au constat que ce début de temporada a été marqué, en France, à votre absence dans plusieurs cartels où vous pouviez être légitimement attendu. Quel est votre sentiment ? Je n'ai aucun regret. C'est mon chemin, ce n'est pas très grave. Ce sont peut-être des moments formateurs.

Madrid et Nîmes en ligne de mire

Votre contrat de Madrid, après celui de Nîmes, se profile. Comment l'abordez-vous ? Depuis l'an dernier, Madrid se souvient et m'a respecté. Les attentes sont là. J'espère pouvoir tout montrer. Vous retrouvez Nîmes pour cette feria, après avoir, l'an dernier, enchaîné deux corridas au cours de la même journée, avec triomphe total en matinée, puis blessure hélas plus tard. Avec le recul, comment analysez-vous cette journée ? J'ai le sentiment que le défi a été relevé. Je peux dire que mon engagement en piste a été total. Pour cette Pentecôte, j'ai comme un esprit de revanche. Avec en ligne de mire une nouvelle porte des Consuls.

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