Jeudi, à Alès (Gard), Soprano a vécu un moment inattendu. Alors qu'il venait rencontrer les choristes des Fous chantants, ces derniers ont entonné l'une de ses chansons. "On a tous eu des frissons. C'est incroyable. Voir toutes ces voix, toutes ces générations chanter ensemble, c'est trop émouvant, c'est trop magnifique", a confié le chanteur marseillais, encore sous le choc.
Une fusion totale entre Soprano et Aznavour
Pour sa 27e édition, le festival des Fous chantants réunit 1 000 choristes aux arènes du Tempéras. Vendredi 31 juillet et samedi 1er août, à 21 h 30, Soprano partagera la scène avec eux pour un spectacle mêlant son répertoire à celui de Charles Aznavour. Fabrice Schwingrouber, directeur artistique, parle d'une "fusion totale" entre les deux univers. "C'est même troublant pour nous", reconnaît-il. Des jeunes choristes découvrent les chansons d'Aznavour, tandis que d'autres plongent dans celles de Soprano, créant un dialogue intergénérationnel.
La star, ce sont les choristes
Soprano ne chantera que huit ou neuf morceaux. "La star, ce n'est pas l'artiste mis en avant, c'est eux, les 1 000 choristes", insiste-t-il. Cette expérience lui rappelle un projet avorté par la crise sanitaire : il avait commencé à préparer un spectacle avec 15 000 choristes avant que le Covid ne l'oblige à tout arrêter. "Il m'a permis de pouvoir le revivre", explique-t-il, heureux de retrouver cette sensation, cette fois aux côtés d'"une légende comme Aznavour".
Un privilège d'être spectateur
Face aux choristes, Soprano a redécouvert ses propres chansons. "Ça me fait réapprendre ma chanson, redécouvrir ma chanson", confie-t-il. L'artiste, qui remplit habituellement les plus grandes salles, assume une émotion presque enfantine. "Pour moi, personnellement, c'est… je suis comme un enfant. C'est un truc de fou." Vendredi et samedi, il ne sera pas seulement chanteur. "C'est un privilège, parce qu'il y aura beaucoup de moments où je serai spectateur." Avec, au bout du compte, une conviction : "C'est vraiment leur concert."



