Rock’in Agde : près de 100 musiciens pour un concert de rock français
Rock’in Agde : 100 musiciens pour un concert de rock

Rock’in Agde monte en puissance

Une centaine de musiciens et chanteurs sur scène, le rock français à l'honneur... la dernière semaine avant le décollage de la seconde édition de Rock’in Agde s'annonce intense. Après 384 heures de répétition, Philippe Lalu, batteur et chef d'orchestre, mise sur l'énergie collective pour faire vibrer de grands titres du rock.

À l'heure de boire un verre sur la Promenade, Philippe Lalu a les traits tirés. « Depuis le mois de janvier, j’ai enchaîné 384 heures de répétition », nous précise-t-il. Mais son indécrottable optimisme est toujours là, chevillé au corps.

Un concert de 2h30

Du moral, il en faut lorsque l’on gère une belle machine comme Rock’in Agde. Car si Marie-Sarah Delmas, présidente de l’association des commerçants du cœur de ville, et Jean-Michel Ollagnon, directeur de la station locale RTL 2, sont plus axés sur le volet organisationnel et commercial, pour le batteur, entre la sélection des titres, les arrangements musicaux et la direction de l’ensemble, la pression est autre.

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« Je ne ressens pas vraiment de stress pour le concert en lui-même, mais plutôt pour la répétition générale de ce dimanche 7 juin », reconnaît le musicien. Il sait les défis qui attendent son groupe XXL, après une première édition enthousiasmante. « De nombreux participants de l’année dernière sont encore avec nous cette année. Ce qui fait qu’ils abordent ce deuxième Rock’in Agde avec un peu plus d’assurance. J’ai d’ailleurs pu constater, à la marge, moins d’assiduité de la part de certains, alors que l’on a allongé la durée du concert (2h30) et durci la session », titille le boss. « Certaines questions techniques devraient être réglées à cette heure, mais je ne suis pas non plus inquiet. La pression, c’est normal. »

La part belle au rock français

Pour arriver à faire jouer ensemble près d’une centaine de personnes sur scène, pas de secret : il faut du temps. Philippe Lalu a commencé le travail dès le mois de septembre avec les chefs de pupitres, ceux qui, plus expérimentés, chapeautent les musiciens jouant du même instrument. « Puis en décembre, nous avons entamé le travail en ligne, avant de lancer les répétitions en présentiel en janvier. » Depuis, la cave de la Galiote ne désemplit pas et les sourires sont nombreux.

« Nous sommes une famille, vraiment », apprécie Philippe. Avec tout l’amour qu’il peut y avoir… et les coups de gueule, aussi. « Des fois je suis dur avec eux, mais il n’y a que des personnes qui s’investissent beaucoup. » À l’image de cette infirmière qui, dimanche matin, après avoir terminé son service à l’hôpital, viendra assurer la répétition générale, entrecoupée de quelques « microsiestes ».

Sur les morceaux qui seront joués samedi prochain, on n’en sait pas beaucoup et le peu que l’on sait, on ne dira rien ! « Il y aura une belle place faite au rock français », lâche simplement Philippe Lalu. Cette année, grâce à l’école de musique d’Agde, une section de cuivres va muscler les orchestrations. « Sans oublier que nous avons créé notre propre chœur de gospel », ajoute-t-il, enthousiaste à l’idée d’entendre tout ce que cela va donner.

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