Prince, le génie musical de Minneapolis, s'est éteint il y a 8 ans
Prince, le génie musical de Minneapolis, s'est éteint

Le Kid de Minneapolis s'est éteint il y a huit ans

Le jeudi 21 avril 2016, le monde de la musique a perdu l'une de ses figures les plus iconoclastes. Prince Rogers Nelson, plus connu sous le simple nom de Prince, est décédé à l'âge de 57 ans à Chanhassen, dans le Minnesota. L'autopsie a révélé que sa mort brutale était due à une overdose de Fentanyl, un puissant analgésique opiacé, mettant fin aux spéculations initiales sur une infection grippale.

Un musicien complet et exigeant

Comparer Prince à Michael Jackson serait un contresens, car avant d'être une icône, Prince était avant tout un musicien accompli. Guitariste virtuose souvent comparé à Jimi Hendrix, il écrivait, composait, interprétait et produisait la majorité de ses albums en solitaire, maîtrisant tous les instruments. Maniaque du contrôle absolu de son art, il avait même opté pour l'autoproduction de sa musique plusieurs années avant sa disparition.

L'ascension d'un génie du funk

Initié à la musique dès l'âge de 7 ans, Prince s'impose en 1973 au sein du groupe Grand Central aux côtés de son ami Morris Day. À Minneapolis, il développe un funk distinctif, ouvertement sexué et provocateur, qui contraste avec la disco new-yorkaise et la soul romantique de Detroit. Ce petit homme de moins d'1,60 m, mégalomane assumé, comprend qu'il faut choquer pour marquer les esprits.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Son personnage hypersexué émerge avec force : il apparaît en porte-jarretelles sur la pochette de son troisième album Dirty Mind et sur la scène du Palace à Paris, où il est accueilli fraîchement. Pornographe du phonographe, il chante tout au long de sa carrière l'amour, le sexe et leur inextricable lien.

Consécration mondiale et singularité artistique

Couronné par le double album 1999 et sacré vedette planétaire grâce au film Purple Rain en 1984, Prince refuse même une collaboration avec Michael Jackson sur le titre Bad. Ses concerts sont des expériences délirantes où, derrière le décorum, seule compte la musique. Une musique profondément ancrée dans l'héritage de James Brown et Sly & The Family Stone, la véritable funk music noire américaine.

Retiré des circuits commerciaux depuis plus de vingt ans, Prince s'autorise toutes les audaces : albums triples indigestes, adoption du pseudonyme Love Symbol à la place de son nom, ou tournées immobiles plutôt qu'itinérantes, comme ses 21 dates londoniennes.

Un héritage musical indélébile

Devenu Témoin de Jéhovah en 2008, désignant Dieu comme son unique inspiration, Prince demeure l'un des grands génies musicaux des dernières décennies. Malgré quelques disques ratés, films médiocres ou outrances inutiles, l'empreinte de ses concerts reste phénoménale.

Quincy Jones le salue comme un vrai artiste, dans tous les sens du terme, Madonna pleure un visionnaire qui a changé le monde, et le président Barack Obama s'incline devant un artiste qui s'enflamme. Prince, le Kid de Minneapolis, a révolutionné la musique noire américaine et laisse un héritage artistique aussi provocateur que génial.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale