À l'occasion de la 20e édition des Nuits Carrées, qui se déroulera du jeudi 18 au dimanche 21 juin 2026, Sébastien Hamard, président de l'association Label Note et organisateur du festival, partage ses souvenirs et sa vision. Depuis deux décennies, cet événement musical mobilise près de 290 personnes dans l'ombre.
Une programmation pensée pour le public
Interrogé sur la manière dont il imagine chaque année la programmation, Sébastien Hamard confie : « L'erreur, c'est de ne pas être assez attentif au public des territoires et de faire des programmations pour nous-mêmes. » Il explique que l'économie du festival repose sur trois soirées payantes, et qu'il faut composer chaque édition pour atteindre les objectifs de remplissage.
L'importance de l'identité visuelle
L'identité visuelle fait partie de l'ADN des Nuits Carrées. Dès la première édition, le festival a fait appel au graphiste marseillais Tabas pour installer une identité forte. L'an dernier, l'intelligence artificielle a été utilisée dans les processus de communication, une démarche assumée par l'organisateur. Pour les 20 ans, le festival a pris le contre-pied avec un nuancier de 20 couleurs en aplat.
Des moments forts et des difficultés
Parmi les moments marquants, Sébastien Hamard cite la venue d'IAM en 2015, celle de Pete Rock en 2013, ou encore le concert d'Oxmo Puccino pour les 10 ans du festival, où 4 000 personnes debout scandaient son nom. Il se souvient aussi de l'édition 2021, maintenue après le Covid dans des conditions restrictives, un moment de grâce où les gens dansaient ensemble malgré les contraintes.
Le festival a aussi connu des difficultés, notamment en 2023 avec une programmation d'artistes francophones qui n'a pas rencontré le public attendu. « Quand tu rates ton coche, il y a des conséquences financières », admet-il. La concurrence est féroce dans l'industrie musicale, mais après 20 ans, le festival a gagné la confiance du secteur.
Regard vers l'avenir
Interrogé sur l'avenir du festival dans vingt ans, Sébastien Hamard répond : « Tant que je trouverai un écho et une utilité sociale à un événement comme celui-là, et que je continuerai à voir l'impact qu'il a, les effets bénéfiques qu'il produit sur notre monde, je continuerai. » Pour lui, un festival est une parenthèse dans le quotidien, qui s'ouvre et se ferme à un moment donné. Tant que cela fonctionnera, il poursuivra l'aventure.



