L'album 'Madame X' de Madonna, sorti en juin 2019, a provoqué des réactions très diverses à travers le monde. Selon une analyse du journal Le Monde, le disque est accueilli avec indifférence en Europe, dédain en Amérique du Nord, mais reçoit des compliments en Asie et en Afrique.
L'Europe indifférente
En Europe, l'album n'a pas suscité d'enthousiasme particulier. En France, les critiques sont mitigées : certains saluent l'audace artistique, d'autres regrettent un manque de cohérence. Au Royaume-Uni, le magazine NME note que 'Madame X' est un 'projet ambitieux mais inégal'. En Allemagne, le journal Der Spiegel qualifie l'album de 'curiosité musicale' sans grand impact.
L'Amérique du Nord dédaigneuse
Aux États-Unis, le dédain est palpable. Le New York Times critique sévèrement l'album, le jugeant 'trop dispersé'. Le magazine Rolling Stone lui donne une note de 3,5 étoiles sur 5, soulignant que Madonna 'tente trop de choses à la fois'. Au Canada, les ventes sont en baisse de 30 % par rapport à son précédent album 'Rebel Heart', selon Nielsen Music.
Asie et Afrique : des compliments inattendus
En Asie, l'album est mieux reçu. Au Japon, le magazine Rockin'On le décrit comme 'une œuvre fascinante qui mélange les genres'. En Chine, bien que non officiellement distribué, il est piraté massivement et commenté favorablement sur les réseaux sociaux. En Afrique du Sud, le journal Mail & Guardian loue 'l'engagement politique' de Madonna, notamment sur les chansons traitant de la liberté d'expression.
Un bilan contrasté
En chiffres, 'Madame X' s'est vendu à environ 500 000 exemplaires dans le monde, un score modeste pour Madonna. Selon le site Mediatraffic, il a atteint la première place des ventes dans 12 pays, mais n'a pas dépassé la 10e place aux États-Unis. La tournée associée, 'Madame X Tour', a rapporté 50 millions de dollars, selon Billboard.
Le contraste entre les réactions illustre la polarisation autour de l'artiste. 'Madonna continue de diviser, c'est sa force et sa faiblesse', analyse un critique du Monde. 'Elle reste une figure incontournable, mais son public se fragmente.'



