Kavinsky retrouvé mort à 50 ans : son interview Nice-Matin de 2013
Kavinsky mort à 50 ans : interview exclusive de 2013

Le musicien français Vincent Belorgey, alias Kavinsky, a été retrouvé mort à son domicile parisien ce mercredi 29 juillet 2026. Il avait 50 ans. Révélé au grand public grâce à son titre « Nightcall », qui a marqué la bande originale du film « Drive » (2011) de Nicolas Winding Refn, Kavinsky était une figure emblématique de l'électro française, associée à la French Touch.

Nice-Matin avait rencontré l'artiste le 13 juillet 2013, alors qu'il venait d'enflammer la Terrasse du Palais des Festivals de Cannes dans le cadre du festival Pantiero. À cette époque, Kavinsky connaissait une popularité fulgurante, portée par le succès du film avec Ryan Gosling. Lors de cette interview, il s'était livré sans filtre, évoquant ses origines, sa musique, et les conséquences inattendues de son succès.

Un succès soudain et déstabilisant

« Tout a explosé d'un coup et ce changement soudain m'a fait un peu peur », confiait-il au journaliste Mathieu Garcia-Bullon. Kavinsky, de son vrai nom Vincent Belorgey, expliquait que du jour au lendemain, il entendait sa musique à la radio, une expérience « assez bizarre ». « Merci “Drive”. Tu m'as aidé à me faire connaître d'un plus large public, même si je n'étais pas forcément prêt pour ça », ajoutait-il.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Quant à la présence de « Nightcall » dans le film, Kavinsky révélait que le réalisateur Nicolas Winding Refn écoutait le morceau tous les soirs en rentrant du tournage. « On n'a donc pas hésité un seul instant à le lui donner gratos. D'autant que je suis fan de sa trilogie “Pusher” », racontait-il.

Les origines du personnage Kavinsky

Interrogé sur son nom de scène, l'artiste expliquait qu'il venait « d'une soirée un peu trop arrosée avec des amis, dont Quentin Dupieux, alias Mr. Oizo ». Le surnom était resté lorsqu'il avait commencé la musique. Le personnage de Kavinsky, lui, était plus construit : « C'est un zombie mort en bagnole en 1986 sur la Pacific Coast Highway », décrivait-il. Ce concept lui permettait de présenter sa musique sans devoir apparaître sur les pochettes d'album.

Kavinsky était également reconnaissant envers Quentin Dupieux, qui lui avait offert un Mac avec le logiciel Logic Audio en 2003, alors qu'il n'avait jamais utilisé d'ordinateur. « J'ai commencé à tripatouiller sans trop comprendre », se souvenait-il, ajoutant que sans cela, il aurait peut-être été cascadeur.

Un artiste multifacette

Au-delà de la musique, Kavinsky s'était essayé au cinéma, notamment dans « Steak » de Quentin Dupieux. Il confiait ne pas aimer les castings parisiens, préférant jouer dans ses propres clips, où il faisait « son malin avec ses lunettes de soleil au volant d'une bagnole à Los Angeles ». Il évoquait aussi un projet d'album conçu comme un film, « Out Run », sorti en février 2013, ainsi qu'un jeu vidéo gratuit, « Kavinsky Video Game », créé pour le plaisir.

Interrogé sur la bande dessinée, il n'excluait pas de s'y essayer un jour, étant fan de comics. Ses vacances idéales ? « Rester chez moi, sur mon canapé, à me tournicoter les cheveux en regardant de la daube à la télé », ou bien pêcher près d'une rivière. « Il faudrait peut-être que j'y pense d'ailleurs ! », riait-il.

Kavinsky laisse derrière lui une œuvre qui a marqué l'électro française et une image de zombie cool qui restera dans les mémoires. Selon les informations de Nice-Matin, il devait se produire à Nice en septembre prochain.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale