Le musicien montréalais Jean-Sébastien Audet, connu sous le nom de Jonathan Personne, publie son troisième album, «Histoire de plage», un disque pop aux accents mélancoliques qui puise son inspiration dans la saudade, ce sentiment de nostalgie douce-amère si cher aux cultures lusophones. L'album, sorti le 28 août, explore les thèmes du souvenir, de l'exil et de la beauté des instants fugaces.
Un hommage à la saudade et à Montréal
Dans ce nouvel opus, Jonathan Personne évoque la saudade, un mot portugais difficile à traduire, qui désigne un état d'âme mêlant nostalgie, désir et mélancolie. Pour l'artiste, cette émotion résonne particulièrement avec son expérience de la vie à Montréal, une ville qu'il décrit comme « une île de souvenirs ». Les chansons de l'album, écrites sur une période de deux ans, sont nées de promenades dans les quartiers de la métropole québécoise, entre le Plateau-Mont-Royal et le Vieux-Port.
Jean-Sébastien Audet, qui a grandi dans la région de Québec, explique que la saudade lui permet d'exprimer un sentiment d'appartenance à une ville en constante transformation. « Montréal est une ville qui change tout le temps, et j'ai voulu capturer ces moments où l'on sent que quelque chose disparaît », confie-t-il. L'album a été enregistré dans un studio du Mile-End, avec des musiciens locaux, et mêle guitares feutrées, synthétiseurs vintages et rythmes lents.
Un album entre pop et introspection
«Histoire de plage» succède à «Jonathan Personne» (2021) et «L'Étrange» (2023), deux albums qui avaient déjà attiré l'attention de la critique indépendante. Cette fois, l'artiste assume une direction plus pop, avec des mélodies plus accessibles, mais sans jamais sacrifier la profondeur de ses textes. Les chansons, en français, abordent des thèmes universels comme l'amour perdu, la mémoire et le passage du temps.
Le titre de l'album, «Histoire de plage», fait référence à une plage imaginaire, un lieu de mémoire où se mêlent les souvenirs d'enfance et les rêves d'ailleurs. Pour Audet, la plage est une métaphore de l'exil et de la quête d'un refuge. « C'est un endroit où l'on peut être seul avec ses pensées, mais aussi un lieu de rencontre avec les autres », dit-il. L'album a été mixé par un ingénieur du son reconnu de la scène montréalaise, et la pochette, réalisée par une artiste locale, représente une vue aérienne du fleuve Saint-Laurent.
Une tournée à venir et un accueil prometteur
Dès sa sortie, l'album a reçu un accueil chaleureux de la part des médias spécialisés, qui saluent la maturité de l'écriture et la finesse des arrangements. Plusieurs critiques ont souligné la capacité de Jonathan Personne à créer des atmosphères sonores enveloppantes, à la fois intimes et évocatrices. Le premier extrait, «Plage», a été diffusé sur les ondes de plusieurs radios indépendantes au Canada et en Europe.
Pour promouvoir l'album, Jean-Sébastien Audet prévoit une série de concerts dans les mois à venir, notamment à Montréal, Québec et Toronto, avant une possible tournée européenne. Il espère que cette musique pourra toucher un public au-delà des frontières québécoises, et faire découvrir la richesse de la scène musicale montréalaise. « La saudade est un sentiment universel, et j'espère que les gens se reconnaîtront dans ces chansons », conclut-il.



