La plaque commémorative de François Suarez, traminot et résistant tué le 28 août 1944 à Nice, sera dévoilée vendredi 28 août 2026 à 11 h 45 dans un jardin du 99, rue de Roquebillière, après avoir été retrouvée par hasard dans les archives de Lignes d'Azur. Cette cérémonie marque le 82e anniversaire de la Libération de Nice et rend hommage à un homme tombé sous les balles nazies à l'âge de 39 ans.
Une découverte fortuite dans les archives
La plaque de marbre gris pâle, gravée de l'inscription « Ici est tombé sous les balles nazies François Suarez le 28 août 1944 à l'âge de 39 ans pour la libération de Nice », a été retrouvée lors d'un tri de documents. Bertrand Gasiglia, nouveau président de la régie Lignes d'Azur, raconte : « On a retrouvé la plaque un peu par hasard. En triant des documents. C'est une bonne nouvelle. »
Pierre Fiori, directeur général adjoint de la régie, avait annoncé la découverte sur X (ex-Twitter) : « Aujourd'hui, nous avons retrouvé une plaque commémorative dont les agents de Lignes d'Azur vont prendre grand soin… » Il précise que la plaque se trouvait « 15, boulevard du Général-Louis-Delfino, sur un des murs de l'ex-dépôt de bus de Sainte-Agathe. Là où a été érigé Carrefour TNL. Au début des années 70, le dépôt a déménagé et la plaque s'est retrouvée au dépôt de Drap, perdue sous des archives. »
Un hommage à un résistant syndicaliste
François Suarez était syndicaliste des tramways de Nice et du littoral, résistant lieutenant FTPF (Francs-tireurs partisans français) et chef du groupe des milices patriotiques des TNL (Tramways de Nice et du Littoral, ancêtre de Lignes d'Azur). Il a été tué d'une balle dans la tête le 28 août 1944 à 13 h 50, alors qu'il défendait le dépôt du quartier Sainte-Agathe, cerné par les Allemands.
La plaque a été restaurée sous la supervision de Didier Theus, responsable du parc autobus de Drap. Pierre Fiori a proposé qu'elle soit restaurée avant d'être replacée sur un support, comme l'explique Bertrand Gasiglia.
Une cérémonie symbolique pour les transports niçois
La cérémonie de dévoilement aura lieu vendredi à 11 h 45, date anniversaire de la Libération de Nice. Bertrand Gasiglia souligne : « Symboliquement, cela aura tout son sens car les transports urbains, qui ont souvent changé de noms (TN, TNL, Semiacs…) constituent une maison attachée à ses traditions et riche en histoire, notamment syndicale à travers la CGT. »
Cette plaque n'avait pas été retrouvée dans les années 2000, lorsque Jean-Marc Giaume, élu de la précédente municipalité féru d'histoire locale, avait relancé le parcours des plaques mémorielles en souvenir des résistants locaux morts pour Nice. Sa réinstallation permettra de compléter ce parcours et de perpétuer la mémoire de François Suarez.



