Jean Beduchaud : une carrière musicale au service des séries et du coaching
Jean Beduchaud, désormais résident de Casteljaloux dans le Lot-et-Garonne, évolue dans l'univers musical depuis près de trois décennies. Son parcours illustre comment la bande-son d'une série peut significativement renforcer son attractivité, un aspect souvent négligé du grand public. Pour identifier ces musiques, un métier méconnu joue un rôle clé : le superviseur musical. Ce professionnel collabore étroitement avec des éditeurs, et c'est précisément par ce canal que les compositions de Jean Beduchaud, écrites pour le groupe John and the Volta, ont été sélectionnées.
Des titres placés dans des séries à succès de Netflix
Les morceaux « Bad dreams » et « Paralyzed » ont ainsi trouvé leur place dans des scènes de séries populaires telles que « Riverdale », « Emily in Paris », « 13 reasons why » ou « Lucifer ». Toutes ces productions ont été diffusées sur la plateforme Netflix entre 2019 et 2022. À l'époque, le groupe bordelais n'avait pas largement communiqué sur ces placements, laissant cette nouvelle passer relativement inaperçue.
Jean Beduchaud se souvient de la collaboration avec Jonathan Ducasse, qui a composé les morceaux pour qu'ils soient concis et dotés d'une esthétique marquée. « J'ai ajouté dans le texte ce que la mélodie faisait émerger en moi », explique l'ancien bassiste du groupe Virginia Klemm, co-auteur de ces titres. Le résultat est une ambiance résolument années 1980, qui aurait pu tout aussi bien s'intégrer dans des séquences de la série culte « Stranger Things ».
Un parcours entre création musicale et reconversion
Avec son associé, Jean Beduchaud a fondé son propre label, Rouge Neon record, lui permettant de tisser des liens précieux avec des éditeurs comme Alter K. « Il fait vivre les œuvres en les plaçant dans des séries ou des publicités », raconte-t-il. Cette aventure l'a même conduit jusqu'à Montréal pour mixer un des disques du groupe avec Mark Ronson, un producteur renommé ayant collaboré avec Arcade Fire.
Cependant, l'album n'a pas connu le succès professionnel escompté. Pendant le confinement lié à la pandémie de Covid-19, Jean Beduchaud a ressenti l'envie de quitter son emploi dans la fonction publique pour se consacrer pleinement à sa passion première : la musique. « Je me suis dit qu'il était temps de faire ce qui était bon pour moi : de la musique et de la production à plein temps », confie-t-il.
Pour cela, il s'est formé à l'Art School de Bordeaux, une école spécialisée dans la musique électronique et la production MAO. Cette expérience a éveillé sa curiosité au point de l'inciter à se produire en solo sous le pseudonyme de Jean Peron, dans un registre melodic house.
Une nouvelle vie à Casteljaloux et une activité de coaching
Après l'agitation bordelaise, Jean Beduchaud a choisi de s'installer à Casteljaloux, cherchant un cadre plus paisible. Aujourd'hui, cet ancien employé des ressources humaines propose ses services en tant que coach, initialement destinés aux artistes, puis étendus progressivement aux entreprises. « Je peux aider les artistes à se structurer et les entrepreneurs à être plus créatifs », affirme-t-il.
Pour le Ciam de Bordeaux, il a même développé un test de préparation mentale et physique visant à gérer le stress des musiciens face à des prestations en live ou en studio. Il ambitionne d'offrir ce type de services dans le département, notamment dans des lieux comme le Florida ou la Rock School de Marmande, rendant ainsi son expertise accessible hors des grandes villes.



