Le musicien britannique Graham Coxon revient avec un album, « Castle Park », enregistré en 2011 mais resté inédit jusqu'à aujourd'hui, alors qu'une réédition complète de son catalogue solo voit le jour. L'occasion de revenir sur trente-cinq années d'une carrière marquée par des projets musicaux très variés, de ses débuts dans Blur à son dernier projet en collaboration avec la femme qui partage sa vie.
Une nervosité naturelle
Certaines rencontres commencent mal. Une malheureuse question évoquant la britpop et, d'emblée, la nervosité qui semble animer naturellement Graham Coxon apparaît décuplée. Le musicien tape mécaniquement du pied, détourne les yeux, répond par des monosyllabes et empoigne frénétiquement sa cigarette électronique quand son autre main est occupée à faire des va-et-vient dans une chevelure déjà passablement ébouriffée. L'exercice de la promotion n'est pas chose aisée pour celui qui a toujours été le plus discret des membres de Blur, planqué derrière ses grosses montures noires.
Les souvenirs ressurgissent
Et puis, à mesure que les pochettes de ses albums défilent sous ses yeux, la carapace se fend. Le guitariste de 57 ans se prête au jeu et replonge dans ses souvenirs. De temps en temps, il laisse même échapper un rire franc, qui tranche avec la délicatesse de sa voix. Tant et si bien que le temps file.
Un album retrouvé
« Castle Park » est un album que Graham Coxon avait enregistré il y a plus de dix ans, mais qui était resté dans les tiroirs. Aujourd'hui, il voit enfin le jour, accompagné d'une réédition complète de son œuvre solo. C'est l'occasion pour lui de revenir sur son parcours, de ses débuts avec Blur à ses projets les plus récents.
Les influences mods
Sur son nouvel album, Graham Coxon renoue avec ses influences de toujours : les mods, façon The Who et The Kinks des débuts. Une musique qui lui tient à cœur et qui a façonné son identité musicale.
Une carrière variée
Depuis ses débuts dans Blur, Graham Coxon a exploré de nombreux styles musicaux. Il a sorti plusieurs albums solo, collaboré avec d'autres artistes, et même travaillé avec sa compagne. Cette diversité témoigne de sa créativité et de son désir de ne pas se cantonner à un seul genre.
La célébrité difficile à gérer
« Au début de Blur, je trouvais toute cette célébrité insurmontable. Damon était beaucoup plus à l'aise », confie-t-il. Une franchise qui montre à quel point le succès peut être difficile à vivre pour certains artistes.
Malgré tout, Graham Coxon continue de créer et de surprendre. « Castle Park » est un témoignage de son talent et de sa persévérance. Un album à découvrir pour les fans de la première heure comme pour les nouveaux venus.



