La chorégraphe sud-coréenne Sung Im Her a présenté sa nouvelle création «Dans 1 degré Celsius» au Festival d'Avignon, une performance qui fait grincer les dents et monter la température. Sur la scène du Cloître des Carmes, la pièce explore les conséquences du réchauffement climatique à travers un dispositif scénique où la glace occupe une place centrale.
Un spectacle qui interroge notre rapport à la chaleur
Dans cette œuvre, les danseurs évoluent sur un sol recouvert de glace, qui fond progressivement au fil de la représentation. La chorégraphe explique : «La glace qui fond symbolise l'urgence climatique. Chaque mouvement des danseurs accélère cette fonte, créant une métaphore de notre impact sur la planète.» La performance dure environ une heure, durant laquelle la température ambiante baisse sensiblement, plongeant le public dans une expérience sensorielle unique.
Sung Im Her, connue pour ses pièces engagées, utilise ici la danse comme un outil de sensibilisation. Selon elle, «l'art doit provoquer une prise de conscience. En ressentant le froid, le public comprend physiquement ce que signifie un changement de température.»
Un dispositif technique impressionnant
Pour maintenir la glace en place, l'équipe technique a dû installer un système de réfrigération complexe sous la scène. «Cela a représenté un défi logistique, mais le résultat en vaut la peine», confie le directeur technique du festival. La pièce a nécessité 500 litres d'eau pour créer la surface glacée, renouvelée à chaque représentation.
Les critiques sont partagées : certains saluent l'audace de la démarche, d'autres jugent le concept trop didactique. «C'est une œuvre qui ne laisse pas indifférent, et c'est tout son mérite», estime un journaliste de «Libération». Le public, quant à lui, semble captivé par cette expérience immersive.
Un message écologique fort
«Dans 1 degré Celsius» s'inscrit dans une tendance plus large de spectacles engagés sur l'environnement. Le Festival d'Avignon, qui accueille cette année plusieurs créations sur le thème du climat, offre une plateforme à ces artistes. «Nous devons utiliser notre art pour alerter sur l'urgence climatique», déclare Sung Im Her.
La pièce est programmée jusqu'au 20 juillet. Les organisateurs espèrent qu'elle suscitera des débats et une réflexion sur notre avenir commun.



