La polémique sur la gestion du Grand Prix de France de Formule 1 du Castellet s'intensifie. Après les déclarations de Basile Gertis, président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) du Var, lundi, c'est au tour de Jean-Louis Masson, président du département du Var, de répliquer ce mardi.
Une réponse cinglante aux propos de la CCI
Jean-Louis Masson affirme ne pas pouvoir « rester sans réaction face à des commentaires au sujet du GIP (groupement d'intérêt public) qui sont manifestement en total décalage avec les réalités établies désormais par de nombreuses expertises, en particulier la Chambre régionale des comptes dont le rapport est désormais public. »
Le président du département réagit aux propos de Basile Gertis, qui défendait le bilan du GIP Grand Prix de France-Le Castellet. Ce dernier avait notamment souligné que la Cour des comptes « a dit énormément de choses qui n'ont pas été mentionnées dans la presse. Et notamment l'aggravation du déficit liée à la pandémie. »
Des millions d'euros publics en jeu
Jean-Louis Masson conteste cette analyse. « Depuis le départ, je me bats pour que les citoyens, et notamment les contribuables et notamment les Varois, sachent comment ont été utilisés les deniers publics. Or, le bilan fait état de dizaines de millions d'euros d'argent public engagés, des dépenses largement contestées, une gestion qui a suscité de nombreuses interrogations et un résultat qui s'est finalement soldé par la disparition de l'épreuve. »
Il critique également les chiffres avancés par Gertis : « Choisir l'année du Covid comme référence pour démontrer la rentabilité économique alors qu'il n'y a pas eu de dépenses (Grand Prix annulé) relève davantage de l'exercice de communication que de l'analyse économique. »
Une métaphore maritime acerbe
Le président du Var enfonce le clou : « Avant de distribuer les bons et les mauvais points, chacun devrait d'abord être lucide sur la réalité des chiffres. La position de M. Gertis, c'est un peu comme donner des leçons de navigation après un naufrage. »
Cette sortie intervient alors que le Grand Prix de France de F1 a disparu du calendrier après une édition 2022, laissant une dette et des interrogations sur la gestion des fonds publics.



