Le vendredi 3 juillet, la petite église restaurée de Saint-Chély-de-Séverac a accueilli un rendez-vous musical inattendu et mémorable. Les bancs de l'édifice affichaient complet pour l'occasion.
Un chœur pas si amateur
Devant l'autel, dans une acoustique particulière, l'Ensemble vocal du Causse, fort de 29 choristes amateurs, a démontré qu'amateurisme peut rimer avec rigueur et grande qualité d'interprétation. Sous la houlette d'Emilia, la cheffe de chœur, l'ensemble a déroulé un programme intitulé Nous allons chanter l'amour, un thème universel abordé avec sincérité et justesse technique.
Au fil des douze titres proposés, les spectateurs ont été embarqués dans un voyage émotionnel. Chaque morceau, travaillé sous l'égide de l'association présidée par Pierre Agulhon, a reçu un accueil enthousiaste. Les applaudissements, nourris et spontanés à la fin de chaque chant, ont agi comme une déclaration d'amour réciproque entre les artistes et leur public.
Une complicité transmise au public
"On sent une immense complicité entre la cheffe de chœur et ses choristes, et cela se transmet directement au public", confiait un spectateur à la fin du concert. Le point d'orgue de la soirée fut le final, le Se Canto, célèbre hymne régional. L'émotion est montée d'un cran lorsque l'église entière, spectateurs et choristes unis, a repris le refrain en chœur.
Le traditionnel verre de l'amitié et la fouace attendaient les convives à la sortie. Ce concert, par sa réussite artistique et humaine, prouve une fois de plus que la culture en milieu rural est un vecteur de lien social.



