Robert Smith et The Cure à Nîmes : une fidélité de 40 ans avec leurs fans
Cure à Nîmes : 40 ans d'amour avec les fans

Samedi soir, aux arènes de Nîmes, Robert Smith et The Cure ont prouvé une fois de plus la force de leur lien avec le public. Des fans venus d'Allemagne, de Belgique, de Suisse et de toute la France se sont rassemblés pour le deuxième des trois concerts du groupe dans la ville. Malgré une ondée en première partie, la pluie s'est arrêtée pour laisser place à la musique, offrant une soirée mémorable.

Une relation unique et indéfectible

La relation entre Robert Smith et son public est unique en son genre. Dès l'arrivée du chanteur sur scène, une ovation admirative a retenti avant même la première note. Tout au long du concert, l'écoute était intense, même pendant les longs instrumentaux. De nombreux fans quinquagénaires arboraient des tee-shirts achetés lors de précédents concerts, preuve d'une fidélité qui dure depuis 40 ans.

Stefan, un fan allemand venu à vélo, a vu les Cure une trentaine de fois. Il était à Nîmes pour deux concerts, après ceux de Berlin il y a deux semaines. « Robert Smith chante toujours comme dans les années 1980 quand j'ai commencé à les écouter », s'émerveille-t-il. « Ils restent fidèles à eux-mêmes. »

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Des fans de longue date

Christian a découvert les Cure à 14 ans, il en a 55 aujourd'hui. Il ne compte plus les concerts, mais se souvient de la première fois au théâtre antique d'Orange en 1986. « Et on les a encore vus il y a trois semaines en Belgique », ajoute Mélanie. Pour ce couple de Montpelliérains, cette relation tient à quelque chose de rare : « Ils ne changent pas, ils restent fidèles à eux-mêmes. Ils ont évolué, mais en restant dans la même ligne. » Sur scène, « avant Robert Smith était vraiment introverti, maintenant, il s'est libéré, il sourit et il danse, il échange avec le public. »

Jérôme, venu de Haute-Savoie, voyait les Cure pour la 31e fois. Sa première fois remonte à 1992 à Paris. Sur cette tournée, il va assister à 11 concerts : trois soirs à Berlin, puis Barcelone, Nyon en Suisse, les trois soirs à Nîmes, puis Manchester, Edimbourg, et terminera à Paris. « J'aime les textes, la musique, l'atmosphère, l'émotion. Le groupe est sincère, le leader a une vision très forte », explique-t-il. Il a eu le coup de foudre à 12 ans en découvrant le groupe en 1985, marqué par « la voix de Robert Smith ».

Le look gothique et les souvenirs d'adolescence

Certains fans ont adopté le look gothique. Thierry, venu de Toulouse, assistait à son sixième concert des Cure. « La première fois, j'avais 14 ans. C'était en 1985, pour le Kiss Tour », se souvient-il. « Cela représente notre jeunesse. Le groupe dure car ils font beaucoup de live et beaucoup de bons disques. Sur scène, ils font plaisir aux fans. » Ce samedi, le concert a duré 2h30, terminé par un rappel avec les tubes. Thierry les a découverts collégien à l'époque de The Head on the Door. « Le son était nouveau », se souvient-il, séduit aussi par le « look différent de ce qu'on pouvait voir », même s'il n'a jamais porté de rouge à lèvres. « Ce n'était pas le style de la maison », s'amuse-t-il. « D'un concert à l'autre, la setlist est différente. » Pour cette deuxième soirée, Robert Smith avait réservé aux Nîmois une interprétation de The Last Day of Summer.

Un concert de 2h30 sous le signe de l'émotion

Lionel, Eric et Nicolas sont eux aussi des fidèles. Pour Lionel, la première fois c'était en 1986, pour Eric et Nicolas en 1992. « Ce groupe représente notre adolescence, expliquent-ils. Ils sont restés intègres, ils sont créatifs, ils continuent à faire ce qu'ils aiment sans tenir compte des modes. Sur scène, ils se bonifient. Il suffit de voir la durée des concerts et la voix de Robert Smith est de plus en plus cristalline. »

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Encore émue après Boys Don't Cry final, Sophie, venue de Rennes, se définit comme « une fan absolue ». C'était son troisième concert des Cure et elle attendait « ça depuis des années. Je devais les voir à Nantes il y a trois ans et je n'ai pas pu y aller. » La Bretonne a découvert le groupe à l'époque de l'album Disintegration. « J'étais au lycée et mon frère qui était plus vieux que moi les écoutait dans la chambre d'à côté. J'ai adoré et j'ai appris l'anglais en lisant leurs paroles sur les albums », poursuit Sophie, qui s'offrira une nouvelle séance de révision à la fin du mois d'août à Rock en Seine.