Claude François à Bordeaux : Retour sur les passages flamboyants de l'idole des années 60-70
Claude François à Bordeaux : Les passages flamboyants de l'idole

Claude François à Bordeaux : Une étoile filante dans le ciel bordelais

L'artiste emblématique de la variété française des années 1960 et 1970, Claude François, s'est éteint le 11 mars 1978 à l'âge de 39 ans. Cette disparition prématurée invite à un voyage dans le temps, notamment à travers ses nombreux passages à Bordeaux, retracés dans un article paru en 2012 dans Sud Ouest. Une époque révolue où les stars se produisaient avec une régularité impressionnante, et où Cloclo enchaînait les 45-tours et les concerts avec une énergie débordante.

Les années bordelaises : Une présence quasi annuelle

Dès la fin des années 1960, Claude François devient une figure familière des scènes bordelaises. Le 29 juin 1969, Sud Ouest titre « Affluence record » pour décrire sa performance lors de la fête des municipaux FO, un événement qualifié de « fête champêtre ». Le journaliste note l'image du chanteur, « ridé à quatre épingles, sous le fond de teint qui déteint dans la moiteur du parc bordelais », accompagné de ses Claudettes. Cette apparition marque le début d'une série de venues régulières dans la ville.

En mars 1973, Claude François illumine le « Gala du feu » organisé par les pompiers à l'Alhambra, rue D'Alzon. En première partie, un jeune espoir nommé Alain Chamfort fait ses débuts. L'infatigable artiste revient en août de la même année au Macumba, puis en février 1975 au Palais des sports, où il triomphe face à « 4 000 Bordelais survoltés ». Cependant, la critique souligne que « l'abattage n'est pas vraiment un gage de qualité », laissant entrevoir des réserves sur son style.

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Flamboyance et coulisses tumultueuses

Le 8 mars 1976, Claude François fait un retour remarqué à l'Alhambra pour un nouveau « Gala du feu », décrit comme un « Clo-Clo flamboyant ! » qui enthousiasme plusieurs milliers de jeunes spectateurs. Les archives photographiques de Guy Théry pour Sud Ouest capturent l'engouement du public, venu en masse pour admirer l'idole.

En juin 1977, le chanteur se produit aux Quinconces, et Sud Ouest titre de manière évocatrice : « Claude François, une bombe à retardement ». Le journaliste Jean-Marc Faubert critique son retard de trois heures, notant que « l'idole adulée l'emporte à la fin des fins sur les quelques grincheux ». Quelques mois plus tard, en août 1977, Faubert dépeint un spectacle qualifié d'« énorme tape à l'œil à l'américaine » et d'« esbroufe permanente ».

Les coulisses révèlent un artiste exigeant et irascible. Faubert raconte : « En tournée, il est le patron, exigeant et irascible. Dans sa roulotte transformée en loge, il passe son temps à terroriser son entourage. » Lors d'une interview, Claude François, maquillé et vêtu de son habit de lumière, traite une collaboratrice d'« imbécile » après un incident mineur. L'article conclut en regrettant « la splendeur disparue des yéyés ».

Un héritage musical et un dernier hommage

Claude François meurt en 1978, laissant derrière lui un dernier disque au titre évocateur : « Bordeaux rosé », une chanson vaguement reggae qui semble clore en beauté son lien avec la ville. Les photographies de ces événements, issues du fonds patrimonial de Sud Ouest, restent disponibles à l'achat, offrant une fenêtre tangible sur cette époque révolue.

Cette plongée dans les archives invite à redécouvrir les moments marquants qui ont façonné la mémoire collective de la région, témoignant de l'impact durable de Claude François sur la scène culturelle bordelaise.

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