Sophie Fontanel a longtemps cherché le maillot parfait. Elle a fini par trouver le summum du chic dans le maillot dépareillé, grâce à son amie Anne, qui part en vacances sans jamais assortir le haut et le bas de son maillot. C'est cette leçon de nonchalance qu'elle raconte dans le onzième épisode de sa série estivale « Summum du chic ».
Avant cette révélation, la journaliste confie qu'à l'époque où elle travaillait pour le magazine « Elle », la rédaction ne se lassait pas d'écrire, chaque été, sur le maillot parfait. L'épreuve de la cabine d'essayage, le choix entre une pièce ou deux pièces, les matières, les couleurs : tout était passé en revue. Sophie Fontanel avoue que cette « prise de tête frisait le génie », tant l'équipe arrivait à renouveler le sujet à l'infini, avec un angle toujours nouveau.
Dans les bureaux de « Elle », l'été était synonyme de ce rituel : décortiquer les tendances des maillots, interroger les créateurs, tester les matières. Sophie Fontanel se souvient de cette frénésie éditoriale avec une tendresse amusée. Mais elle ne se doutait pas que la véritable élégance se trouvait loin des podiums, dans la valise anarchique de son amie.
Anne, l'amie à la valise surprenante
Un jour, Sophie Fontanel part en vacances avec son amie Anne, dont la photo illustre l'article. En défaisant sa valise, Anne découvre qu'elle n'a jamais le haut assorti au bas de son maillot. Elle en est la première étonnée et éclate de rire. « Elle en était la première étonnée, pour tout vous dire, et explosait de rire en défaisant sa valise », écrit la chroniqueuse.
Anne ne sait pas elle-même comment elle a composé sa valise, à la suite de quelle nuit ou de quelle fête. Mais cette absence de calcul la rend profondément libre. Sophie Fontanel comprend alors que le dépareillé n'est pas un oubli, mais une qualité : une manière de s'habiller sans se prendre au sérieux.
La coolitude du maillot dépareillé
À force de multiplier les étés avec Anne, la journaliste a saisi « l'incroyable niveau de coolitude » de ces maillots dépareillés. Anne n'a jamais besoin de conseils pour trouver un maillot. Elle se fournit généralement pendant les soldes, en fin de saison, avec une simplicité désarmante. Elle ne recherche ni la cohérence, ni l'accord parfait, et c'est précisément cela qui la rend élégante.
Pour Sophie Fontanel, ce dépareillé incarne un « pur esprit des vacances ». La vie s'y simplifie, les contraintes s'effacent, et cette simplification devient une forme de chic. Loin des injonctions estivales, le maillot dépareillé affirme une liberté qui ne dépend ni du regard des autres, ni des tendances.
Le maillot dépareillé fonctionne comme une signature : il signale que l'on est en vacances, que l'on s'autorise un relâchement joyeux. Il ne s'agit pas d'une faute de goût, mais d'une audace tranquille qui ne demande l'avis de personne.
Une chronique dans la série « Summum du chic »
Ce texte, publié le 1er août 2026 à 13h30, constitue le onzième volet d'une série de quatorze épisodes consacrée au chic des vacances. Sophie Fontanel y a déjà célébré la serviette-éponge immense, la chemise repassée de Marcelle, le bronzage à l'ombre de Madeline, la chaise pliante de Magnus, le panama froissé de Pipa, le total look noir de Bennie ou encore le pantalon de costume de Mikis. Chaque épisode décrypte un détail vestimentaire ou une attitude qui fait l'élégance de l'été.
L'article est réservé aux abonnés. Sa lecture est estimée à une minute, un format bref qui correspond à l'esprit léger de la série. Pour ceux qui ne sont pas encore abonnés, le journal propose une offre d'été à partir de 2,99 euros par mois, un tarif accessible pour suivre les chroniques de Sophie Fontanel tout au long de la saison.
La série « Summum du chic » s'est attachée depuis mi-juillet à célébrer les petits riens qui font la splendeur de l'été. Chaque dimanche, Sophie Fontanel démontre que le chic n'est pas une affaire de prix ni de marques, mais de regard et d'attention aux détails.
L'élégance de l'imparfait
Avec Anne, Sophie Fontanel découvre que le véritable chic ne se calcule pas. Il surgit lorsque l'on cesse de vouloir tout contrôler, même son apparence sur une plage. Le maillot dépareillé, avec ses couleurs qui ne se répondent pas, devient alors un manifeste de légèreté et une invitation à profiter de l'instant.
La leçon d'Anne est finalement universelle : la mode est une affaire de plaisir, non de conformité. Et si le summum du chic à la plage n'était pas de porter le maillot parfait, mais de porter celui qui nous ressemble, même s'il est dépareillé ? Sophie Fontanel en est convaincue, et elle le doit à son amie.



