Disney+ a annoncé jeudi l’annulation de la saison 2 de « Wonder Man », une décision qui a provoqué une bronca sur le web. Cette série figurait pourtant parmi les plus prometteuses de l’année. Ce coup dur tombe au cœur d’un été déjà décevant pour les amateurs de séries télé.
L’été est traditionnellement une période où les diffuseurs misent sur des productions plus légères ou des blockbusters destinés à occuper les longues soirées. Mais cette année, la mayonnaise ne prend pas, et les plateformes elles-mêmes semblent hésiter. Dans sa chronique du 1er août, Arnaud Sagnard le dit sans détour : « on a connu de meilleurs étés ». Tout en reconnaissant que certaines nouveautés ne sont pas encore arrivées, le journaliste dresse un bilan à mi-parcours « plutôt maigre ». Les grands rendez-vous estivaux, attendus avec impatience, peinent à convaincre.
Un été en demi-teinte pour les séries
Les déceptions sont nombreuses. On pensait en particulier à « Miniature Wife », « Ted Lasso », « X-Men 97 », mais aussi aux adaptations de « le Rouge et le Noir », de « Dallas » ou encore à la version revisitée de « La petite maison dans la prairie ». Autant de titres qui, selon le critique, ne sont pas à la hauteur des attentes. Le constat est d’autant plus sévère que plusieurs de ces séries étaient considérées comme des valeurs sûres.
La saison 4 de « Ted Lasso », avec Tanya Reynolds et Jason Sudeikis, en est l’illustration parfaite. La série a gardé ses fidèles, comme le montre la photo diffusée par Apple TV+. Mais le journaliste avoue : « dont on ne fait pas vraiment partie ». Un aveu qui en dit long sur la qualité de cette nouvelle salve. Le succès des premières saisons a sans doute placé la barre trop haut. Cette nouvelle salve n’apporte rien de vraiment nouveau, et les personnages semblent évoluer en vase clos.
Les adaptations ne font pas mieux. « Le Rouge et le Noir » et « Dallas » semblaient pourtant disposer d’un fort potentiel narratif. La « Petite maison dans la prairie » revisitée, elle, devait séduire les nostalgiques. Mais ces productions n’ont pas l’éclat espéré, et le public boude visiblement ces rendez-vous. Les critiques sont unanimes : la mode des reboot et des suites n’est plus une garantie de succès. Le public est devenu plus exigeant, et ces resucées ne suffisent plus.
Des comédies qui ne feront pas d’ombre à « Fleabag »
La situation est encore plus critique pour les comédies. Il y a dix ans tout juste, « Fleabag » s’imposait comme une référence absolue du genre. Cet été, rien de tel à l’horizon. Les amateurs de répliques mordantes et de situations cocasses risquent de rester sur leur faim. Fleabag avait ouvert la voie à une nouvelle génération de comédies audacieuses, mêlant humour noir et émotion. Rien de tel aujourd’hui, les séries comiques se contentant souvent de recettes éprouvées.
Pour ceux qui cherchent une échappatoire, Arte propose « Adulte, enfin presque ! », une série suédoise. Elle suit Mathilda, une jeune femme qui démarre une nouvelle étape de sa vie, avec son lot de péripéties. Une production modeste, mais qui apporte une bouffée d’air frais dans un paysage estival bien terne.
L’impact des annulations sur la création
L’annulation de « Wonder Man » n’est pas un cas isolé. Les plateformes de streaming n’hésitent plus à mettre fin à des projets, même ceux qui semblaient avoir trouvé leur public. La bronca en ligne qui a suivi la nouvelle montre que les spectateurs ne sont pas indifférents au sort des séries. Du côté des producteurs, cette annulation est un signal négatif. Elle montre que la créativité est de moins en moins récompensée, au profit de critères purement commerciaux. Un déséquilibre qui inquiète les scénaristes et les showrunners.
Certes, l’été n’est pas terminé. Plusieurs nouveautés sont encore attendues et pourraient faire remonter la barre. Mais à l’heure où nous écrivons, le constat est amer. L’été 2026 restera comme une saison creuse, à quelques exceptions près. Il faudra donc attendre la rentrée pour espérer retrouver des séries audacieuses et surprenantes. En attendant, les téléspectateurs devront se contenter des rares pépites, comme celle dénichée sur Arte, pour traverser les semaines à venir.



