Le groupe de presse EBRA, filiale du groupe Crédit Mutuel, a annoncé un plan de départs volontaires qui pourrait concerner entre 300 et 400 postes, soit environ 10 % de ses effectifs. Cette décision s'inscrit dans un contexte de transformation numérique et de recherche de compétitivité.
Recours à l'intelligence artificielle et automatisation
Le groupe prévoit notamment de recourir à l'intelligence artificielle et à l'automatisation de la mise en page pour rationaliser ses processus de production. Ces technologies devraient permettre de réduire les coûts et d'améliorer l'efficacité, mais elles entraînent également une diminution des besoins en main-d'œuvre.
Un plan sur deux ans
Le plan de départs volontaires s'étalera sur une période de deux ans. Les syndicats ont été informés lors d'un comité social et économique (CSE) extraordinaire. Les modalités précises du plan, notamment les indemnités proposées, seront négociées dans les prochaines semaines.
Réactions des syndicats
Les syndicats se disent préoccupés par l'ampleur des suppressions de postes et par l'impact sur la qualité de l'information. Ils demandent des garanties sur le maintien de l'emploi et sur les conditions de travail des salariés restants. Une journée de mobilisation est envisagée.
Contexte difficile pour la presse régionale
EBRA, qui édite notamment les journaux Le Dauphiné libéré, Les Dernières Nouvelles d'Alsace ou encore Le Progrès, fait face à une baisse structurelle des ventes de la presse papier et à une concurrence accrue des médias numériques. Ce plan s'ajoute à une série de restructurations dans le secteur de la presse en France.
Développement du numérique
Le groupe mise sur le développement de ses offres numériques et sur l'innovation technologique pour assurer sa pérennité. L'automatisation de la mise en page et l'IA sont présentées comme des leviers pour libérer du temps aux journalistes et leur permettre de se concentrer sur des contenus à plus forte valeur ajoutée.
Les salariés concernés par le plan de départs volontaires seront accompagnés dans leur reconversion professionnelle. Le groupe s'engage à proposer des mesures de formation et de mobilité interne.
Cette annonce intervient alors que le gouvernement réfléchit à des mesures de soutien à la presse, notamment via le fonds stratégique pour le développement de la presse. Les syndicats espèrent que ce plan pourra être amendé pour limiter les départs contraints.



