À Grenoble, Le Postillon, trublion de l'info locale
Le Postillon, trublion de l'info grenobloise

Depuis sa fondation en 2008, Le Postillon s'est imposé comme un acteur incontournable de l'information à Grenoble. Ce journal satirique, connu pour son ton irrévérencieux et ses enquêtes décalées, compte aujourd'hui 10 000 abonnés et un lectorat fidèle. Selon son fondateur, Pierre-Yves Pérouze, l'objectif est clair : « déranger le consensus médiatique et donner la parole aux invisibles ».

Une ligne éditoriale détonante

Le Postillon se démarque par des sujets que les médias traditionnels ignorent souvent : les petites magouilles municipales, les absurdités administratives ou encore les luttes citoyennes. Sa rubrique « À bas la police ! » a fait polémique, mais le journal assume. En 2022, il a révélé un scandale immobilier impliquant un adjoint au maire, entraînant une enquête préliminaire. « Nous ne sommes ni à gauche ni à droite, nous sommes du côté des gens », affirme Pérouze.

Un modèle économique atypique

Avec un prix de cession libre (entre 1 et 5 euros), Le Postillon repose sur les abonnements et les ventes en kiosque. Il emploie trois salariés et fait appel à des bénévoles. Sa situation financière est précaire, mais il résiste. En 2023, il a lancé une campagne de financement participatif qui a récolté 30 000 euros. « Les lecteurs sont notre seule publicité », sourit Pérouze.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un impact sur le débat local

Le journal est régulièrement cité dans les conseils municipaux et par d'autres médias. Une étude de l'Université Grenoble Alpes en 2021 a montré que 70 % des journalistes locaux jugent Le Postillon comme « une source d'information alternative utile ». La maire de Grenoble, Éric Piolle, a déclaré en 2024 : « Le Postillon nous bouscule, et c'est sain pour la démocratie. »

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale