Kane Parsons, le réalisateur du phénomène Backrooms, se confie
Kane Parsons, le jeune réalisateur canadien devenu célèbre grâce à sa série Backrooms sur YouTube, s'est livré dans une interview au Point Pop Culture. À seulement 21 ans, il a créé un univers horrifique qui a captivé des millions de spectateurs. Mais lorsqu'on évoque la pop culture en général, et notamment Star Wars, il avoue sans détour : « Ça fait longtemps que j'ai décroché. »
Un rapport distant à la saga galactique
Interrogé sur son rapport à la célèbre franchise de George Lucas, Parsons explique qu'il n'a jamais été un fan inconditionnel. Il a regardé les films originaux étant enfant, mais la prélogie et la trilogie récente ne l'ont pas captivé. « Je n'ai pas vu les derniers épisodes. L'univers Star Wars est devenu trop gigantesque, trop commercial. J'ai perdu l'envie de suivre. »
Il reconnaît toutefois l'importance de Star Wars dans l'histoire du cinéma et de la pop culture. Mais pour lui, l'essence de la créativité réside ailleurs, dans des œuvres plus expérimentales et indépendantes.
Le succès inattendu de Backrooms
Le phénomène Backrooms est né sur les forums de 4chan, puis adapté en une série de vidéos angoissantes par Parsons. L'histoire suit un protagoniste qui se retrouve piégé dans un labyrinthe infini de bureaux jaunes et moquettés. Avec un budget minimaliste et une esthétique found footage, il a su créer une atmosphère oppressante qui a séduit la Toile.
Le succès a été tel que des studios hollywoodiens ont approché le jeune réalisateur. Mais Kane reste prudent : « Je veux garder le contrôle créatif. Je ne veux pas que mon projet soit dénaturé par des exigences commerciales. »
Une inspiration puisée dans les jeux vidéo
Parsons cite les jeux vidéo comme Silent Hill ou Resident Evil comme influences majeures, bien plus que le cinéma mainstream. Il apprécie la narration environnementale et la capacité à créer une tension par l'atmosphère. « Les jeux vidéo m'ont appris à raconter des histoires sans dialogues, juste par l'image et le son. »
Il travaille actuellement sur un nouveau projet, toujours dans l'horreur, mais avec un budget plus conséquent. Cependant, il promet de rester fidèle à son style : low-tech, immersif et anxiogène.
Un regard sur l'avenir de la pop culture
Pour Kane Parsons, l'avenir de la pop culture est entre les mains des créateurs indépendants. Les grandes franchises comme Star Wars ou Marvel ont certes leur public, mais la vraie innovation vient de la marge. « Les plateformes comme YouTube ou TikTok permettent à n'importe qui de toucher un public mondial. C'est là que se trouve la créativité brute. »
Il conseille aux jeunes créateurs de ne pas chercher à imiter les blockbusters, mais de cultiver leur singularité. « Faites ce qui vous fait peur, ce qui vous obsède. Le reste suivra. »



