Arnaud, un commerçant montpelliérain du quartier Méditerranée, a transformé un garage de la rue Isidore-Girard en boutique éphémère pour écouler 6 000 vinyles de sa collection personnelle. Ouvert depuis la mi-juin et jusqu'au 16 août, ce magasin temporaire propose des galettes originales, des rééditions et des albums neufs, avec des prix allant de 2 à 25 euros.
Une collection qui a envahi son appartement
"Tout cela tenait dans un appartement de type F2 et, aujourd'hui, dans un garage. Car j'en avais marre que mon appartement ressemble à un entrepôt", explique Arnaud. Sa collection totale compte environ 15 000 vinyles, mais il n'en expose que 6 000 dans ce local sommairement aménagé. "Mais par rapport aux autres disquaires, c'est moyen…" tempère-t-il.
Jusqu'à présent, Arnaud vendait ses disques lors de conventions dans la région, sur internet ou lors de ventes mensuelles rue de Lorraine. C'est une voisine du quartier qui lui a proposé d'utiliser son garage pour deux mois, lui offrant ainsi une vitrine physique.
Un test pour un projet de boutique pérenne
Cette expérience est un galop d'essai pour Arnaud, qui ambitionne d'ouvrir une adresse permanente à Montpellier. Mais la cherté des loyers l'a d'abord poussé vers Béziers, sans succès. "Entre temps de transport et logistique, l'entreprise ne se présentait pas sous les meilleurs auspices", confie-t-il.
Le quartier Méditerranée n'est pas très commerçant, mais "il y a du passage. Les gens repèrent le magasin. Ma clientèle ? Ce sont des gens du quartier, des touristes aussi et des accros au vinyle. C'est une bonne expérience d'ouvrir tous les jours et voir ce que les gens recherchent", ajoute le vendeur.
Une activité ralentie par l'été
Depuis dix jours, Arnaud constate un net ralentissement de la fréquentation, attribué à la canicule et à la saison estivale. Malgré cela, la boutique reste ouverte de 15 h à 19 h jusqu'au 16 août. "Depuis la mi-juin il y avait un peu de passage, mais là…" observe-t-il.
Ce magasin éphémère attire une clientèle variée, des habitants du quartier aux touristes de passage, en passant par les collectionneurs avertis. Avec 6 000 titres disponibles, Arnaud espère écouler une partie de son stock et tester la viabilité d'un commerce sédentaire.



