Le régulateur des médias, l'Arcom, a tranché : la nuit ne pourra plus être utilisée pour équilibrer le temps de parole politique à la télévision et à la radio. Cette décision, annoncée le 9 juillet 2025, vise à renforcer la transparence et l'équité du traitement médiatique des personnalités politiques.
Une pratique désormais interdite
Jusqu'à présent, les chaînes de télévision et les stations de radio pouvaient diffuser des interventions politiques tard dans la nuit, après 23 heures, pour compenser un excès de temps de parole accordé en journée. Cette pratique permettait de respecter les obligations légales sans impacter l'audience prime-time. L'Arcom a estimé que cette méthode n'était plus acceptable, car elle faussait la perception du public et créait une inégalité entre les candidats.
Selon l'Arcom, « l'utilisation des horaires nocturnes pour équilibrer le temps de parole ne garantit pas une information équitable des citoyens ». Le régulateur a donc décidé d'interdire cette pratique, avec effet immédiat. Les médias devront désormais respecter un équilibre strict en journée, sans recourir à des diffusions tardives.
Impact sur les chaînes et les stations
Cette décision concerne l'ensemble des chaînes de télévision et des stations de radio, qu'elles soient publiques ou privées. Les médias devront revoir leur programmation politique pour éviter tout déséquilibre. Les experts estiment que cela pourrait réduire le temps d'antenne accordé aux personnalités politiques, notamment en période électorale, où les exigences de temps de parole sont plus strictes.
Un porte-parole de l'Arcom a déclaré : « Il est essentiel que le temps de parole politique soit réparti de manière transparente et équitable, sans artifice horaire. Cette mesure vise à renforcer la confiance des citoyens dans les médias. »
Réactions des acteurs politiques
Les réactions politiques sont mitigées. Certains partis, notamment ceux qui bénéficiaient de diffusions nocturnes, critiquent une décision qui pourrait limiter leur visibilité. D'autres saluent une avancée pour la démocratie. Un député de l'opposition a déclaré : « C'est une bonne chose pour la clarté du débat public. Les citoyens doivent pouvoir suivre les interventions politiques aux heures de grande écoute. »
Les chaînes de télévision devront s'adapter rapidement. Selon une étude de l'Arcom, environ 15 % des interventions politiques étaient diffusées après 23 heures en 2024. Cette proportion devrait désormais être intégrée dans les créneaux diurnes.



