Le 9 juillet 2026, des attentats ont secoué Damas alors que le président français Emmanuel Macron effectuait une visite officielle en Syrie. Les autorités syriennes ont rapidement annoncé avoir arrêté les responsables présumés de ces attaques, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur syrien.
Déroulement des attentats
Les explosions ont eu lieu dans plusieurs quartiers de la capitale syrienne, dont le centre-ville et la zone diplomatique, où se trouvait la délégation française. Selon des sources de sécurité syriennes, au moins trois engins explosifs ont été déclenchés à proximité de lieux fréquentés, faisant un bilan provisoire de 12 morts et 45 blessés, selon l'agence de presse officielle Sana.
La visite d'Emmanuel Macron, qui visait à renforcer le dialogue avec le régime de Bachar al-Assad après des années de rupture diplomatique, a été immédiatement interrompue. Le président français a été conduit en lieu sûr, selon l'Élysée.
Réaction des autorités syriennes
Dans un communiqué diffusé dans la soirée, le ministère syrien de l'Intérieur a affirmé que « les forces de sécurité ont arrêté les terroristes responsables de ces lâches attentats ». Le texte précise que « les investigations se poursuivent pour identifier d'éventuels complices et démanteler les réseaux impliqués ». Aucun groupe n'a revendiqué les attaques dans l'immédiat.
Le gouverneur de Damas, Anas al-Naasan, a déclaré à la télévision d'État : « Nous ne permettrons à personne de saboter la sécurité de Damas ou de nuire à nos invités. Ces actes criminels ne resteront pas impunis. »
Contexte de la visite
La visite d'Emmanuel Macron à Damas était la première d'un président français depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011. Elle s'inscrivait dans le cadre d'une initiative de paix soutenue par les Nations unies. Le président français devait rencontrer Bachar al-Assad pour discuter de la reconstruction du pays et du retour des réfugiés.
Cette visite controversée avait suscité des critiques de la part de l'opposition syrienne et de certains pays occidentaux, qui accusent le régime de crimes de guerre. L'Élysée avait justifié ce déplacement par la nécessité de « relancer le processus politique ».
Réactions internationales
La France a condamné les attentats par la voix du ministre des Affaires étrangères, qui a exprimé « sa solidarité avec le peuple syrien et les autorités dans leur lutte contre le terrorisme ». Les États-Unis ont également dénoncé ces actes, tout en réitérant leur opposition à toute normalisation avec le régime syrien.
L'ONU, par l'intermédiaire de son envoyé spécial Geir Pedersen, a appelé à « une enquête transparente pour que les coupables répondent de leurs actes ». La Ligue arabe a exprimé son soutien à la Syrie dans sa lutte antiterroriste.
Impact sur les relations franco-syriennes
Malgré ces attentats, la visite d'Emmanuel Macron s'est poursuivie de manière écourtée. Le président français a rencontré Bachar al-Assad le lendemain, dans un climat de sécurité renforcée. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de coopérer contre le terrorisme, selon un communiqué conjoint.
Cette rencontre pourrait marquer un tournant dans les relations entre la France et la Syrie, bien que de nombreux observateurs restent sceptiques quant à une réelle avancée politique. Les attentats de Damas rappellent la fragilité de la sécurité dans le pays, même après des années de conflit.



