Exilée russe à Paris : « À Sciences Po, je ne suis pas une victime »
Exilée russe à Paris : « À Sciences Po, je ne suis pas une victime »

À Paris, une journaliste russe exilée a partagé son expérience lors d'une intervention à Sciences Po. Elle a tenu à préciser son rôle : « Je dois intervenir en tant que fondatrice d'un média et non comme victime de la répression. » Cette déclaration souligne sa volonté de mettre en avant son travail journalistique plutôt que son statut d'exilée.

Un parcours marqué par la répression

La journaliste, dont l'identité n'est pas divulguée, a fui la Russie après avoir subi des pressions politiques. Elle a fondé un média indépendant, aujourd'hui interdit dans son pays d'origine. Selon elle, cette expérience lui a appris à ne pas se laisser définir par les persécutions subies.

L'intervention à Sciences Po

Lors de son discours devant les étudiants de Sciences Po, elle a insisté sur l'importance de distinguer le statut de victime de celui d'acteur professionnel. « Je ne veux pas que mon histoire personnelle éclipse mon travail de journaliste », a-t-elle affirmé. Cette intervention s'inscrit dans un cycle de conférences sur la liberté de la presse.

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Un message d'espoir pour les journalistes exilés

La journaliste a également évoqué les difficultés rencontrées par les médias indépendants russes. Selon des données récentes, plus de 150 médias ont été fermés en Russie depuis 2022. Elle a appelé à une solidarité internationale pour soutenir ces voix dissidentes.

La question de l'identité professionnelle

Son témoignage a soulevé des questions sur la manière dont les exilés sont perçus. « Être étiqueté comme victime peut réduire la portée de notre travail », a-t-elle expliqué. Elle encourage les journalistes exilés à revendiquer leur expertise plutôt que leur souffrance.

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