Zabou Breitman : la grande gueule comme refuge
Zabou Breitman : la grande gueule comme refuge

Dans un entretien accordé au Monde, la comédienne et réalisatrice Zabou Breitman revient sur son image publique de « grande gueule ». Elle confie que cette réputation n'est qu'une façade. « Être grande gueule, c'est une façon de cacher le reste », explique-t-elle. Une confidence qui éclaire d'un jour nouveau son parcours et sa personnalité.

Une carrière marquée par le contraste

Zabou Breitman, connue pour ses rôles au cinéma et au théâtre ainsi que pour ses réalisations, a souvent été perçue comme une femme au caractère bien trempé. Pourtant, elle révèle que cette apparence cache une timidité naturelle. « J'ai toujours été timide, mais j'ai appris à le dissimuler », ajoute-t-elle. Cette dualité entre l'image publique et la réalité intime traverse l'ensemble de sa carrière, de ses débuts à aujourd'hui.

L'actrice, qui a notamment joué dans des films comme La Crise ou Narco, a également signé des réalisations remarquées telles que Se souvenir des belles choses (2001) et No et moi (2010). Son travail explore souvent les failles et les fragilités humaines, un thème qui résonne avec sa propre expérience.

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Une introspection inédite

Dans cet entretien, Zabou Breitman se livre avec une franchise inhabituelle. Elle analyse les mécanismes qui l'ont poussée à adopter ce comportement. « La grande gueule, c'est une armure », dit-elle. Cette introspection intervient alors qu'elle prépare de nouveaux projets, tant sur les planches que derrière la caméra. Elle évoque également l'importance du travail sur soi et de la psychanalyse, qui l'ont aidée à comprendre ses propres contradictions.

L'entretien, publié le 16 août 2026, s'inscrit dans une série de portraits consacrés à des personnalités culturelles. Il a été réalisé à l'occasion de la sortie prochaine de son nouveau spectacle, dont elle ne dévoile que peu de détails, préférant laisser la place au mystère.

Un regard sur la société

Au-delà de son parcours personnel, Zabou Breitman élargit sa réflexion à la société contemporaine. Elle constate que l'image et l'apparence priment souvent sur l'authenticité. « On vit dans un monde où il faut en faire toujours plus pour exister », regrette-t-elle. Cette analyse résonne avec son engagement pour une culture plus sincère et plus proche des émotions.

La comédienne, âgée de 66 ans, continue de défendre un art exigeant et humain. Ses projets à venir, notamment au théâtre, devraient refléter cette quête de vérité. Ses déclarations pourraient bien modifier la perception que le public a d'elle, la révélant sous un jour plus vulnérable et plus complexe.

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