L'incendie qui ravage les Landes depuis plusieurs jours évolue de manière plutôt favorable, mais les habitants évacués ne peuvent toujours pas rentrer chez eux, ont indiqué les autorités ce mardi 16 août.
Une situation qui s'améliore mais reste précaire
Selon la préfecture des Landes, la situation est « plutôt favorable » mais « pas encore de retour à domicile » pour les personnes déplacées. Les pompiers continuent de lutter contre les flammes, notamment dans le secteur de Belin-Béliet, où le feu a déjà parcouru plus de 6 000 hectares.
Les renforts aériens ont repris dès les premières heures de la matinée, avec l'appui de Canadairs et de Dash. Les conditions météorologiques, avec une humidité plus élevée et des températures en baisse, ont permis de ralentir la progression du feu.
Des milliers d'habitants toujours évacués
Environ 10 000 personnes ont été évacuées depuis le début de l'incendie, principalement dans les communes de Belin-Béliet, Lugos et Salles. Les centres d'hébergement restent ouverts, et la préfecture appelle à la prudence.
« Il ne faut pas relâcher nos efforts, la menace n'est pas écartée », a déclaré le lieutenant-colonel des pompiers, Arnaud Mendousse, lors d'un point presse. Les équipes au sol, épaulées par des colonnes de renfort venues d'autres départements, travaillent à la création de pare-feu.
Un feu qui a déjà détruit des forêts et des habitations
L'incendie, parti de la forêt de pins, a déjà détruit plusieurs maisons et de nombreuses infrastructures. Les dégâts matériels sont importants, et la faune locale a été durement touchée. Les autorités rappellent que l'origine du feu est encore inconnue, mais une enquête est en cours.
La maire de Belin-Béliet, Catherine Dumas, a exprimé son soulagement quant à l'évolution positive, mais reste vigilante : « Nous espérons que les habitants pourront bientôt retrouver leurs maisons, mais la priorité reste la sécurité de tous. »
Les prochaines heures seront décisives, avec un renforcement des moyens aériens prévu dans l'après-midi. La préfecture indique que le retour des évacués se fera progressivement, commune par commune, en fonction de la sécurisation des zones.



