Virginie Grimaldi, l’autrice la plus vendue en France en 2025, sera présente au Festival du Livre de Nice ce samedi 30 mai pour dédicacer son douzième roman, D’autres printemps, paru le 6 mai aux éditions Flammarion. Avec près de dix millions de romans vendus tous formats confondus, plus d’un million d’exemplaires écoulés en 2025 et des traductions dans plus de vingt langues, la romancière s’est imposée comme une figure incontournable de la littérature populaire française.
Une parenthèse dorée en Toscane
Avec D’autres printemps, Virginie Grimaldi nous embarque à Valdoro Alto, un village italien baigné de soleil et de nostalgie. On rencontre Flora, la petite-fille, et Line, sa grand-mère. Immédiatement, la magie opère : on brûle d’envie de commander un cappuccino (le matin uniquement, sous peine de faire frémir les locaux) et de trinquer au chianti après un tiramisu gargantuesque. L’Italie n’est pas un simple décor de carte postale. « Ce sont mes racines », raconte Virginie Grimaldi dont les grands-parents sont originaires. « J’ai toujours vécu en mangeant des plats italiens et en entendant parler italien », se souvient-elle. Pourtant, elle ne foule le sol transalpin qu’après la quarantaine. Un coup de foudre immédiat dès le premier voyage : « Je me suis sentie chez moi. » Et le clin d’œil azuréen n’est pas innocent : l’intrigue fait une escale remarquée à Sanremo, à quelques kilomètres de Nice.
Une histoire de transmission
Au centre du roman, il y a la relation entre une grand-mère et sa petite-fille, directement inspirée de la sienne. Après la mort de son grand-père, Virginie Grimaldi emmène sa grand-mère en Italie. Elle se souvient d’une baignade à Amalfi. « Elle m’a dit : “Je suis dans ma Méditerranée.” Et ça m’avait bouleversée. » Cette émotion traverse tout le roman. D’autres printemps est une déclaration d’amour à celle qui lui a insufflé le goût des mots. Ce qui touche aussi chez Virginie Grimaldi, ce sont ses protagonistes. Ils n’ont pas des vies parfaites. Ils doutent, s’agacent et se sentent parfois à côté de la plaque. « Mes personnages sont des vrais gens », explique-t-elle. « Souvent, ils n’ont pas d’argent, ils sont bloqués dans des boulots qui ne leur plaisent pas forcément. » Dans D’autres printemps, elle aborde le désir d’enfant inassouvi. « J’avais envie de parler de comment on réussit à devenir heureuse si son vœu le plus cher d’enfanter ne se réalise pas. » Des sujets intimes, parfois douloureux, mais qu’elle enveloppe toujours d’une irrésistible pointe d’humour.
Rire pour ne pas sombrer
C’est là sa signature : cette virtuosité à faire cohabiter les pleurs et les éclats de rire. « Je crois que j’ai tellement peur de tomber dans le pathos que l’humour allège », analyse-t-elle. « J’ai un côté très sombre, anxieux, mélancolique et nostalgique. Cet humour-là est aussi ma bouée de sauvetage. » Cette authenticité cimente son lien avec sa communauté. Depuis ses débuts en 2015 avec Le premier jour du reste de ma vie, après des années à écrire sur son blog « Femme Sweet Femme », Virginie Grimaldi est devenue un véritable phénomène littéraire. Derrière le succès, ce sont surtout les retours de lecteurs qui continuent de la bouleverser. « Dans les salons, on me dit parfois : “Ça m’a sauvée”, “ça m’a permis de faire mon deuil”. » Pour ce dernier, beaucoup la remercient de leur avoir, le temps de la lecture, fait revivre des instants avec un être cher qui est parti. Une reconnaissance qui la désarme à chaque fois : « Je n’ai pas conscience de cette capacité quand j’écris. » Il faut savoir que lorsqu’on referme son nouveau roman, une envie s’installe : celle d’appeler quelqu’un qu’on aime, de ralentir un peu et de profiter des moments simples avant qu’ils ne deviennent des souvenirs.
Première fois à Nice… Et déjà le trac
L’autrice attend samedi avec autant d’enthousiasme que d’appréhension. « Je suis hyperheureuse de découvrir la ville, mais surtout d’aller à la rencontre du public du Sud-Est », avoue-t-elle. Pourtant, une inquiétude persiste : celle de devoir couper la file et de faire des déçus. « Promis, je reviendrai ! », assure-t-elle. Rendez-vous samedi 30 mai : rencontre à 10 h 30 sur la scène Yitzhak Rabin, dédicaces jusqu’à 19 h au Jardin Albert 1er. Entrée gratuite.



