Une nouvelle primée dans l'univers taurin
Le prix Hemingway des Avocats du diable, qui distingue chaque année une nouvelle inspirée par la tauromachie, a couronné pour sa 22e édition "Des passions, ou pourquoi les coquelicots poussent dans les arènes" de Mathilde Deyries. Le jury, présidé par Laure Adler, a salué ce texte puissant et poétique.
Une autrice entre deux mondes
Mathilde Deyries, Française de naissance mais Argentine de cœur, vit entre Paris et Sydney. Elle publie également sous le nom de Mathilde Saint-Sever. Son récit, ancré dans la Séville andalouse, mêle la dureté des arènes à la beauté fragile des coquelicots.
L'histoire : Prudencio et le mystère d'El Amapolo
Le personnage principal, Prudencio, est un employé des pompes funèbres qui s'occupe des morts anonymes dans un quartier de Séville. Un jour, on lui apporte le corps d'Apolo Rodríguez García, surnommé "El Amapolo" (le coquelicot), un ancien torero qui a perdu un bras lors de son alternative. Prudencio, touché par ce destin brisé, lui offre des funérailles dignes d'un héros populaire.
Un cortège improvisé
La nouvelle décrit comment la dépouille d'El Amapolo, exposée dans l'atelier de Prudencio, attire une foule immense. Les habitants de Séville, mus par une ferveur spontanée, organisent une procession de sept jours et sept nuits, transformant le torero oublié en saint patron des mal-aimés.
Un prix qui fait rayonner la tauromachie
Le prix Hemingway, créé en 2004, continue de promouvoir la littérature autour de la corrida. Mathilde Deyries succède à Sylvie Callet (2025) et Fabien Penchinat (2024). Son texte, à la fois cru et lyrique, interroge la mémoire, la gloire et la rédemption.
L'autrice recevra son prix lors de la Feria de Nîmes, où la tauromachie est célébrée chaque année. Une belle reconnaissance pour une œuvre qui fait revivre les arènes à travers les mots.



