Nîmes : ouverture passionnante des Rencontres musicales
Nîmes : ouverture passionnante des Rencontres musicales

Le temple de l'Oratoire affichait complet, ce jeudi en soirée, pour le concert d'ouverture de la cinquième édition des Rencontres musicales de Nîmes. Les artistes présents ont offert une démonstration éclatante de l'identité de ce festival hors normes, avec un programme de quatre compositeurs qui a pleinement atteint l'objectif fixé dès la première année : interpréter, évoquer et faire découvrir un répertoire de musique de chambre aux richesses infinies.

Un voyage musical de Schumann à Fauré

Pour ce concert inaugural, les mélomanes ont embarqué pour un voyage aux étapes d'une incroyable variété de styles, de propos et d'éclairages. Les « Scènes d'enfants » de Schumann ont ouvert la soirée, interprétées au piano par Adam Laloum, qui a su apporter à ces pièces à la fois la fraîcheur, la subtilité et la délicatesse nécessaires.

La première partie s'est poursuivie avec le « Quatuor avec piano n°1 » de Fauré, où Adam Laloum était rejoint par Liya Petrova au violon, Paul Zientara à l'alto et Aurélien Pascal au violoncelle. En osmose parfaite, les quatre musiciens ont proposé une belle fresque de coloris et de rythmes, dans un parcours musical d'une superbe diversité de paysages.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des partitions rares magnifiquement servies

Les Rencontres musicales veillent depuis leur origine à satisfaire la curiosité des mélomanes en incluant dans chaque concert des partitions peu familières. Mission hautement remplie ce jeudi, avec les « Portraits de peintres » de Reynaldo Hahn, jouées par Théo Fouchenneret au piano sur quatre poèmes de Proust, des pièces rarement affichées au répertoire.

Le « Quintette pour piano et cordes » de Chostakovitch, qui terminait la première partie de la soirée, a constitué un vrai choc musical, mis en pleine lumière par des artistes à l'investissement total. Théo Fouchenneret, les violonistes Shuichi Okada et Charlotte Saluste-Bridoux, Grégoire Vecchioni à l'alto et Victor Julien-Laferrière au violoncelle ont emporté le public de l'Oratoire dans un long itinéraire de clarté et d'obscurité, de terres rarement parcourues et d'une folle et mémorable expressivité.

Un festival qui confirme sa singularité

Ce premier concert de la cinquième édition a clairement souligné l'ambition du festival : offrir une expérience musicale unique, où la virtuosité, la sensibilité et la complicité des artistes se mettent au service d'un répertoire exigeant. La salle comble et l'accueil enthousiaste du public ont confirmé que les Rencontres musicales de Nîmes ont trouvé leur public et leur rythme de croisière.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale