La romancière britannique Virginia Woolf a entretenu une correspondance intime avec sa sœur adorée, la peintre Vanessa Bell, pendant trente-sept ans. Ces échanges épistolaires exceptionnels sont publiés pour la première fois, offrant un regard inédit sur leur relation et la vie de l'écrivaine.
Une correspondance de trente-sept ans
De 1904 jusqu'à 1941, date du suicide de Virginia Woolf, les deux sœurs se sont écrit presque quotidiennement. Elles se racontaient les menus faits de l'existence, se rappelant l'une l'autre à l'ordre quand elles n'avaient pas eu leur dose de « potins ». Leurs surnoms affectueux, comme « mon dauphin », « mon dauph » ou « mon singe », témoignent de leur complicité.
Des lettres inédites
Si certaines lettres de Virginia Woolf avaient déjà été publiées dans les volumes de sa correspondance, les réponses de Vanessa Bell étaient jusqu'alors inédites. Cette édition exceptionnelle permet de suivre pour la première fois le dialogue complet entre les deux sœurs. La publication n'est même pas encore disponible en langue anglaise.
Cette correspondance révèle les pensées profondes de Virginia Woolf sur son travail, sa santé mentale et ses relations. Elle écrit notamment : « Je suis certaine de retomber dans la folie », une phrase poignante qui annonce son destin tragique.
Les lettres offrent également un éclairage sur le milieu artistique et littéraire du Bloomsbury Group, dont Virginia Woolf et Vanessa Bell étaient des figures centrales. On y croise des personnalités comme Virginia Woolf, écrivaine moderniste renommée, et Vanessa Bell, peintre de talent.
Cette publication est un événement pour les amateurs de littérature et d'histoire culturelle. Elle permet de redécouvrir Virginia Woolf sous un angle plus intime et de comprendre les liens complexes qui unissaient les deux sœurs.



