Jérémy Taburchi : « D’Alpes et d’Ailleurs », l’artiste azuréen explore les chemins de l’âme
Jérémy Taburchi : « D’Alpes et d’Ailleurs », l’artiste explore l’ailleurs

L’artiste azuréen Jérémy Taburchi, connu pour son personnage du Chat Rose, publie « D’Alpes et d’Ailleurs – Chemins, signes et mystères », un ouvrage personnel issu de plus de cinq ans de marches en pleine nature. Dans ce livre, il explore les paysages des Cévennes et de l’arrière-pays niçois, non comme de simples décors, mais comme des déclencheurs d’émotions et de réflexions sur le sensible et le mystique.

Un voyage intime entre Cévennes et arrière-pays niçois

Natif de Monaco, Jérémy Taburchi, 52 ans, partage son temps entre son activité dans la communication à Nice et ses créations artistiques. Le week-end, il arpente les sentiers de montagne, une pratique qu’il oppose à la vie sociale : « La vie sociale ce n’est pas la nature. La nature, c’est plutôt la vie de la méditation, du rêve, du sensible », confie-t-il. Ce contraste nourrit son écriture, où l’« ailleurs » géographique se double d’un « ailleurs intérieur ».

L’auteur évoque son enfance dans ces paysages découverts avec son père italien : « Enfant, ces paysages m’ont éveillé au beau et au sensible », dit-il. Cette sensibilité transparaît dans son livre, où il écrit : « Certains ont besoin de partir à l’autre bout du monde. Pas moi. Un village nouveau, une rue oubliée, une départementale pittoresque suffisent à nourrir mes rêves ».

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Une quête de sens et de synchronicité

Au-delà du récit de randonnée, « D’Alpes et d’Ailleurs » se transforme en quête de sens face aux événements de l’existence. Jérémy Taburchi s’intéresse à la synchronicité, un concept théorisé par Carl Jung, qu’il définit comme « cette concordance des hasards, matériels et physiques ». Il raconte notamment une marche au-dessus de Moulinet où, après avoir lu un passage de l’Ancien Testament sur le bâton de Moïse, il a vu un tuyau d’irrigation onduler puis un serpent noir traverser le sentier. « Je n’ai pas de réponse. Ils restent des hasards dans leur origine, il n’empêche que leur arrivée tient du surnaturel », explique-t-il.

L’artiste préfère le terme « mystique » à « ésotérique » : « Je préfère le mot “mystique”, parce qu’il recouvre des choses qui parlent un peu plus à la sensibilité de l’artiste ». Il évoque « ce sentiment de surnaturel, de divin, que peut nous faire ressentir la vision d’un ciel étoilé ».

Un plaidoyer pour la Nature et le sensible

Dans son livre, Jérémy Taburchi critique le rationalisme contemporain : « Il était particulièrement dommage que l’homme contemporain, en se vouant presque exclusivement au culte du rationalisme, en soit devenu à ce point imperméable aux messages de la Nature ». Pour lui, les paysages sont des lieux capables de faire naître une émotion, loin d’être de simples décors.

« D’Alpes et d’Ailleurs » est édité dans sa propre maison d’édition artistique, Lou Can. Il est disponible dans plusieurs adresses niçoises, notamment à la librairie Jean-Jaurès, à la Galerie Laure Matarasso et à La Sorbonne Bouquinerie, ainsi qu’en ligne sur www.lou-can.fr.

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