Gary Shteyngart émeut avec Vera, héroïne anxieuse de 10 ans dans New York 2030
Gary Shteyngart touche au cœur avec Vera, 10 ans, à New York 2030

Gary Shteyngart, l'écrivain américain d'origine russe connu pour ses satires mordantes, surprend avec un roman tendre et émouvant centré sur une fillette de 10 ans. Vera, publié le 26 juin 2026 aux éditions de l'Olivier, se déroule dans un New York proche, vers 2030, où l'anxiété climatique et technologique imprègne le quotidien.

Une héroïne anxieuse dans un monde sous pression

Vera, jeune protagoniste, vit dans un appartement modeste avec ses parents, tous deux journalistes. Elle souffre d'angoisses liées à l'école, aux relations sociales et à l'avenir de la planète. Shteyngart, selon une interview au New York Times, explique s'être inspiré de sa propre expérience parentale : "Je voulais capturer cette peur que les enfants ressentent aujourd'hui, amplifiée par les crises actuelles."

Le roman décrit avec précision les détails du quotidien new-yorkais en 2030 : les vagues de chaleur estivales, les coupures de courant fréquentes, et la présence omniprésente des écrans. Vera se réfugie dans la lecture de bandes dessinées et dans l'observation des pigeons, son seul réconfort.

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Un style plus intime que les précédents romans

Contrairement à ses œuvres antérieures comme Super Sad True Love Story ou Lake Success, Shteyngart adopte ici un ton plus sobre et introspectif. Le récit alterne entre le point de vue de Vera et celui de ses parents, offrant une double lecture générationnelle. La critique du Guardian salue "une prose d'une délicatesse rare, qui évite le pathos tout en suscitant une empathie profonde".

Le livre a déjà été vendu dans 15 pays avant sa sortie. Aux États-Unis, les premiers tirages s'élèvent à 100 000 exemplaires, un chiffre inhabituel pour un roman centré sur une enfant.

Une réflexion sur l'éducation et la transmission

Au-delà du portrait de Vera, le roman interroge la manière dont les parents transmettent leurs angoisses à leurs enfants. Le père de Vera, ancien correspondant de guerre, lutte contre son propre stress post-traumatique. Shteyngart confie au New Yorker : "Nous vivons une époque où l'anxiété parentale est contagieuse. Vera est un miroir de nos peurs collectives."

L'ouvrage inclut des références à des événements réels, comme la montée des eaux à Manhattan et les grèves scolaires pour le climat, ancrant la fiction dans une réalité immédiate.

Un accueil critique unanime

À sa sortie, Vera reçoit des critiques élogieuses. Le Monde y voit "un petit bijou d'humanité, qui rappelle que la littérature peut encore consoler". Libération évoque "une réussite inattendue de la part d'un auteur souvent cynique". Le roman figure en tête des ventes en France dès la première semaine.

Gary Shteyngart, 54 ans, confirme avec ce dixième roman sa capacité à se renouveler. Il sera présent au Festival du livre de Paris en septembre 2026 pour une rencontre autour de Vera.

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