« C'était ça ou mourir » : le roman phénomène de Thélyson Orélien
« C'était ça ou mourir » : le roman phénomène de Thélyson Orélien

Le premier roman de Thélyson Orélien, « C'était ça ou mourir », est déjà considéré comme le phénomène de la rentrée littéraire. Avant même sa sortie, les droits ont été achetés par des éditeurs du monde entier. Ce grand livre de l'exil, signé par l'écrivain québécois d'origine haïtienne, a été salué par la critique comme une entrée magistrale en littérature.

Un récit d'exil intense et bouleversant

Le roman raconte l'histoire de Jonas Dorléon, professeur d'histoire-géographie, contraint de fuir Haïti une nuit. Il doit échapper aux balles des gangs et à l'incendie qui ravage son quartier de Carrefour-Feuilles. Le narrateur explique son départ : « j'ai décidé de partir, comme on arrache une dent, comme on se coupe un bras, comme on dit adieu à sa langue maternelle. Pas pour devenir riche, ni pour vivre mieux. Juste pour vivre. Point. »

Ce départ marque le début d'un long voyage au bout de l'inhumain. Chaque pays traversé – République dominicaine, Brésil, Pérou, Équateur, Costa Rica, Mexique – devient une étape d'un chemin de croix. Les passeurs sont décrits comme plus diaboliques que Satan, la traversée se fait sur un radeau de fortune, et le calvaire se poursuit dans la jungle du Darién, entre la Colombie et le Panama.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une épopée dantesque et somptueuse

La critique Elisabeth Philippe, dans BibliObs, qualifie le roman d'« époustouflant » et d'« épopée dantesque et somptueuse ». Elle souligne que chaque phrase crie la volonté de survivre, malgré les horreurs, les peines, les humiliations et la misère. Le titre « C'était ça ou mourir » résume ce choix terrible : tout endurer plutôt que la mort.

Thélyson Orélien, lui-même, a quitté Haïti après le séisme de 2010. Cette expérience personnelle imprègne le roman d'une authenticité rare. L'écrivain québécois signe ici une œuvre qui dépasse le simple récit migratoire pour devenir un grand texte littéraire sur la condition humaine.

Une reconnaissance internationale immédiate

L'enthousiasme des éditeurs internationaux avant la parution témoigne de la portée universelle du sujet. L'exil, la violence, la perte d'identité – réduit à un simple numéro, à un code-barres – sont des thèmes qui résonnent bien au-delà du contexte haïtien. Le roman de Thélyson Orélien s'impose comme une œuvre majeure de cette rentrée littéraire, confirmant l'émergence d'une voix puissante dans le paysage littéraire francophone.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale