Bernard Minier est comme les tops models de la fin du siècle dernier qui ne se levaient pas le matin pour moins de 10 000 dollars par jour. Lui, depuis ses débuts avec « Glacé » (XO), ne publie pas à moins de 300 000 exemplaires – et encore : les mauvaises années. Le voici de retour avec une enquête délicieusement anxiogène de Lucia Guerrero intitulée « Ruptures » (XO) où il continue de tenir en haute estime ses fans, convaincu avec Pasolini que « le premier devoir moral d’un auteur est de considérer le lecteur comme son égal ».
Une enfance nourrie de livres et de nature
À cette occasion, nous lui avons demandé de nous parler des livres et musiques qui ont accompagné son enfance à Monréjan en Haute-Garonne, tout ébloui qu’il était par la nature et la bibliothèque du village, où il a découvert Jules Verne, puis de ses grandes heures de cinéma, d’opéra, de bande dessinée. Conversation avec un encyclopédiste passionné qui aime Bagheera autant que Bergman.
Les premiers albums marquants
Quels sont les premiers albums dont vous vous souvenez, avant même de savoir lire ? Bernard Minier évoque les illustrations de Benjamin Rabier : Gédéon le canard, ses scènes de ferme et de basse-cour tragi-comiques extrêmement vivantes, vivifiantes même. Coqs, poules, oies, lapins, chats, chiens, cochons, r…
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