Charles Leclerc vise un titre F1 en 2027 avec Ferrari
Leclerc : titre F1 possible en 2027

À 87 points du leader Kimi Antonelli (Mercedes) avant le Grand Prix d’Italie, Charles Leclerc (Ferrari) est cinquième du championnat du monde de Formule 1. Le pilote monégasque de 28 ans a déclaré qu’un titre en 2026 serait « sûrement un objectif difficile à atteindre », mais qu’en 2027, « je pense que c’est encore possible ». Il s’est exprimé en marge du GP des Pays-Bas fin août, alors que les tifosi attendent des exploits de la Scuderia ce week-end sur l’autodrome de Monza.

Une saison contrastée avec une victoire à Silverstone

Charles Leclerc n’a remporté qu’un seul Grand Prix cette année, à Silverstone en juillet. Ce succès, obtenu sur le circuit britannique, a démontré que sa monoplace peut rivaliser avec celle de son coéquipier Lewis Hamilton, septuple champion du monde, arrivé chez Ferrari en 2025. Le Monégasque, qui a prolongé son contrat avec l’écurie cette saison, considère Ferrari comme sa « deuxième famille ».

Depuis son arrivée en 2019, à 21 ans, dans la mythique écurie italienne, Leclerc a terminé deuxième du championnat en 2022 et troisième en 2024. Il totalise neuf victoires en Grand Prix, dont une à Monaco et deux à Monza. Malgré ces résultats, il lui manque le titre suprême, et il est conscient que la pression est intense chez Ferrari, exacerbée par des tifosi extatiques.

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Une gestion des émotions améliorée

Le pilote admet avoir « beaucoup changé » grâce aux expériences, bonnes ou mauvaises, qui l’ont fait mûrir « comme pilote et comme personne ». Ayant grandi en Italie avec le karting, il dit avoir pris « beaucoup de la passion et des émotions italiennes », mais il est désormais parvenu à mieux gérer ses émotions, que les choses aillent « très bien ou très mal ». Il a toutefois confié cet été être affecté par des « récits négatifs » autour de ses performances en dents de scie.

« La passion au sein de Ferrari est une force incroyable et quand les choses ne vont pas comme il faut, on ne compte pas nos heures pour inverser la tendance », insiste-t-il. Il ajoute que cela peut « faire mal aussi, quand ça ne se passe pas bien, les gens le ressentent très profondément ».

Le soutien de Vasseur et l’enthousiasme des tifosi

Pour préserver sa « passion intacte », Charles Leclerc peut compter sur son directeur d’écurie, le Français Frédéric Vasseur, arrivé en 2023. Le Monégasque le connaît depuis l’époque de Sauber, il y a dix ans. « Fred a vraiment apporté ce calme, cette froideur nécessaires pour que l’environnement soit moins sensible aux émotions », se réjouit-il.

Avant le GP d’Italie, Lewis Hamilton s’est exclamé : « Il n’y a pas mieux que d’être un pilote Ferrari. Quel honneur et quel privilège d’arriver en Italie pour cette course emblématique avec la meilleure écurie du monde ! » Leclerc, lui, se dit transporté par « l’immense enthousiasme » qui saisit les tifosi, à Monza et à Milan : « C’est du délire autour de la piste, les gens sont tout simplement fous. Mais ce n’est en aucun cas de la pression négative, ce n’est que du positif ».

Ferrari, l’écurie la plus titrée, n’a plus gagné le championnat des constructeurs depuis 2008, et Kimi Räikkönen a été sacré en 2007. Charles Leclerc, troisième Monégasque en F1 après Louis Chiron et Olivier Beretta, rêve d’être le premier couronné. Son amour pour Ferrari et la F1, dit-il, est « le même qu’au premier jour ».

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