Julien Lieb avant son concert à La Grande-Motte : « J’ai appris à croire en moi »
Julien Lieb : « J’ai appris à croire en moi »

Finaliste de la Star Academy 2023, Julien Lieb poursuit sa route avec « Naufragé », un premier album personnel où il revient sur ses épreuves. Il se produira au Pasino de La Grande-Motte le mardi 29 septembre à 20 h. Dans un entretien, il aborde sa nouvelle vie, ses influences et ses projets.

Une « deuxième adolescence » révélatrice

Julien Lieb explique que la Star Academy lui a permis de « s’aimer » et de gagner en confiance. « J’ai vécu une deuxième adolescence pendant cette période », confie-t-il. « Ça m’a renvoyé à des choses assez anciennes, mais ça m’a surtout permis d’évoluer sur beaucoup de sujets. J’ai pris confiance en moi et je me suis rendu compte que j’avais des capacités plus grandes que je ne le pensais. Bref, j’ai appris à y croire. »

Dès les castings, il voyait l’émission comme une porte d’entrée potentielle : « Je me suis dit ça avant même de passer les derniers castings. Je me suis dit qu’il fallait que je m’y voie, que je me voie entre ces murs et sur scène. Même si l’émission ne fonctionnait pas, ça pouvait être une vraie porte d’entrée. Je savais qu’en travaillant très dur, j’aurais davantage de chances qu’à ce moment-là. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

« Naufragé », un recueil d’histoires lumineuses

Pour son premier album, Julien Lieb a choisi de raconter son histoire : « Je ne savais pas si j’avais suffisamment de recul ou de sagesse pour parler des autres. Je me suis donc dit qu’il fallait parler de ce que je connaissais le mieux : moi. Et essayer de le faire avec le plus de sincérité possible. »

Le titre « Naufragé » évoque une traversée difficile, mais avec une issue positive : « Pour moi, c’est davantage un recueil d’histoires et d’expériences racontées par quelqu’un qui s’en est sorti. C’est pour ça que j’ai choisi Naufragé et pas Naufrage : on est sorti de ça. » Il ajoute : « Je me suis rendu compte après coup que j’avais fait un album pour dire aux gens : “Je vous raconte des choses qui ont été difficiles, mais avec beaucoup de lumière.” J’espère que cela peut les toucher et leur apporter un peu de lumière s’ils traversent la même chose. »

Pour le deuxième projet, il souhaite aller plus loin : « J’ai envie d’aller encore plus loin, notamment dans mes failles et dans ce qui m’a permis de m’en sortir : comprendre qui j’étais. »

Des chansons difficiles à interpréter

Certaines chansons restent éprouvantes en concert. « Il y en a deux : Cœur à terre, qui parle de la mort du père de mon meilleur ami, et L’orange brûle, qui évoque la mort du mien. Ce sont les deux chansons les plus difficiles à chanter en live, émotionnellement. »

Il admet aussi des limites : « J’essaie de garder une certaine intimité parce que je parle déjà de choses très personnelles. Il y a des sujets qu’on est prêt à aborder et d’autres pour lesquels il faut peut-être encore mûrir. »

Interrogé sur une chanson qui le définirait, il cite « Naufragé » : « Elle raconte tout ça avec une certaine légèreté. C’est une espèce de rayon de soleil après l’orage. Je la vis comme une bonne brise après une période de forte chaleur. »

De la précarité à la scène

Julien Lieb a connu une transition rapide de la précarité à l’exposition médiatique. « C’est plus facile à gérer que d’avoir faim et froid », dit-il. « Au début, j’ai eu un an de ma vie où tout était parfait. Je me disais que ce n’était pas possible d’être aussi heureux. Tout ce que je vivais était un rêve. Les difficultés d’un début de carrière me passaient complètement dessus. Je me disais : “Ce n’est pas grave, il y a un problème, mais tout va bien, on va trouver une solution.” »

Ses influences vont de Brel à Aznavour et Freddie Mercury, en passant par Kendrick Lamar. « Je ne saurais pas dire aujourd’hui qui sont mes maîtres à penser dans l’écriture ou la musique », précise-t-il. « Il y a quand même un grand écart entre Brel et Freddie Mercury. Je pense qu’il y en a aussi un entre Freddie Mercury et Kendrick Lamar. Ce sont des gens qui étaient exceptionnels dans ce qu’ils faisaient. C’étaient eux, quoi. »

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Avant son concert, il évoque son attachement à la région : « J’ai un de mes meilleurs amis qui habite à Montpellier, donc j’essaie d’y descendre assez souvent. Je ne connais pas toute la côte, mais je connais assez bien le coin. » Il apprécie « la plage et les petits cours d’eau » ainsi que « les terrasses à Montpellier ».

Le concert aura lieu mardi 29 septembre à 20 h au Pasino, 335 Allée des Parcs, à La Grande-Motte. Les tarifs sont de 35 et 42 €.