Le festival Cratère Surfaces 2026, organisé par le Cratère théâtre d'Alès, se déroulera du 2 au 4 juillet. En raison des travaux du Cratère, la place Henri-Barbusse devient le centre névralgique du festival, avec des spectacles également sur les berges du Gardon, au Pont Vieux et à l'Urban parc. Cette année, le Pays basque est l'invité d'honneur, grâce à un partenariat avec l'association Artekale, l'Etxepare Euskal Institutua et le Gouvernement basque.
Sept compagnies basques à l'affiche
Sept compagnies artistiques venues de la Communauté Autonome Basque, de la Communauté Foral de Navarre et du Pays basque français présenteront des créations mêlant danse verticale, cirque, théâtre de rue et percussions. La danse verticale est représentée par Geure (r) a de Harrobi Dantza Bertikala, une première en France. La danse traditionnelle est à l'honneur avec Dirau (création 2026) et Bilabal de Bilaka, tandis que la danse contemporaine s'exprime avec Tupper, première en France d'Osa + Mujika, et Los perros de Led Silhouette & Marcos Morau, venus de Navarre.
Cirque, théâtre et percussions explosives
Le théâtre de rue sans paroles est proposé par Markeliñe avec Andante, et le cirque par Rouge Elea avec Lurruna. Les percussions pyrotechniques de Deabru Beltzak, avec Sue talka, invitent à une déambulation explosive. L'expérience se prolonge avec des chefs du cœur de ville qui proposent des plats et pintxos inspirés du Pays basque.
Fanfares, cirque immersif et danse aquatique
Les fanfares sont représentées par SopaLoca et Calle loca, fusionnant musiques traditionnelles sud-américaines, hip-hop, rock et disco. La compagnie Les Grooms revisite Don Quichotte avec Don qui ?. Sur les berges du Gardon, Débora et Marin proposent How much we carry, un cirque immersif. La compagnie Out of the blue présente Naïade, une danse aquatique en apnée dans un aquarium, déjà vue au Cratère en 2022.
Spectacles contemporains et engagés
Avec Roue giratoire des Filles du renard pâle et Johanne Humblet, un agrès tourne à 360°, démontrant que celui qui ne bouge plus est perdu. La compagnie Dyptik présente Amin, une première en France, qui conte la lutte de six danseurs franco-marocains mêlant hip-hop et héritages traditionnels, fusionnant la culture Gnawa et la légende de Sidi Moussa. Merlina, artiste acrobate argentine, raconte le monde d'une femme de café avec Merlina, un spectacle qui s'écrit aussi en peinture de café.
Réflexion sur la censure et clôture immanquable
La compagnie Tout en vrac présente Burning Scarlett, transposant en 2026 le récit d'Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell. Le spectacle interroge : faut-il brûler, censurer ou confronter Scarlett à ce qu'elle révèle encore de nous ? Enfin, La Jurassienne de réparation du théâtre group', avec les anti-héros Camille Goydadin, le fils Claude, et les mécanos Ali et Nicolas, clôture le festival de manière immanquable.
Le festival promet trois jours de découvertes artistiques, mêlant traditions basques et créations contemporaines, dans une ambiance conviviale et festive.



