Au Caylar, un nouveau festival célèbre le tango argentin
Au Caylar, un festival de tango argentin voit le jour

Du 12 au 16 août, l'association Lodevista Tango Club lance la première édition de son festival au Caylar, dans l'Hérault. Concerts, initiations, bals et ateliers rythmeront cinq jours consacrés au tango argentin, avec une ambition claire : « rassembler la communauté de danseurs du territoire ».

Un projet mûri pendant deux ans

Près de deux ans auront été nécessaires pour donner vie à ce nouveau rendez-vous. La programmation mêle des temps réservés aux danseurs initiés et des rendez-vous ouverts au grand public. « L'idée à l'origine du festival, c'était vraiment de rassembler la communauté de danseurs locaux et de créer une synergie », explique Claire Digneau, cofondatrice du Lodevista Tango Club.

Cette philosophie se traduit par des cours et ateliers destinés aux pratiquants déjà initiés, mais aussi par plusieurs propositions accessibles à tous. Le programme public débutera jeudi 13 août à 19 h 30 avec un concert de tango donné par Rémy Tatard au sommet du Roc Castel.

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Des temps forts ouverts à tous

Vendredi, une initiation gratuite au tango argentin sera proposée à la salle polyvalente du Caylar, de 17 h 30 à 18 h 30, avant une soirée avec le Trio Silencio, à partir de 21 h 30. Samedi soir, même horaire pour le concert de Divagando, groupe musical montpelliérain, accompagné d'un bal et d'une démonstration de tango.

L'équipe revendique une dimension intimiste. « Une cinquantaine de personnes sont attendues sur les premiers temps du festival et près de 150 sur les soirées. On avait envie de faire quelque chose où on se rencontre à répétition avec les gens. Il peut y avoir un premier contact, une première danse, qui mènera peut-être à ce que ça se reproduise plusieurs fois. Il ne suffit pas de se voir une fois pour se rencontrer », explique Nicolas Stilhart, cofondateur du Club.

Un ancrage local fort

Cette volonté de favoriser les échanges s'explique aussi par la programmation qui dédie des temps aux professionnels et d'autres aux amateurs de danse. « On avait envie de proposer quelque chose de vraiment local, dans un endroit agréable, très centré sur l'humain. C'était important qu'on puisse être quelque part où on ait un soutien local en logistique. Et puis, on voulait rester sur le Lodévois Larzac, sur notre territoire. Le village nous soutient beaucoup. Au-delà de la mairie, les bénévoles du Festival du Roc Castel nous ont aidés à monter les installations extérieures », poursuit Claire Digneau.

Le Lodevista Tango Club a souhaité faire travailler l'ensemble de l'écosystème régional de tango. Les DJs, musiciens, ou encore organisateurs viennent notamment de Montpellier, de Mèze ou d'autres communes du territoire. Pour Claire et Nicolas, ce festival constitue le prolongement de leurs cours annuels de tango à Lodève et au Vigan : « Il y a des cours et des bals pendant l'année. Maintenant on a aussi le festival. C'est ce qui contribue à créer une vraie communauté de danseurs ».

Cette première édition servira de test grandeur nature. Mais après deux années de préparation et une dynamique locale bien installée, les organisateurs ne cachent pas leur envie de poursuivre l'aventure : « On va voir comment se passe cette première édition du festival mais il y a des chances qu'il soit renouvelé les années qui suivent », concluent-ils.

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