La Maison des associations (MDA) de Saint-Ambroix présente jusqu'au 2 août une exposition de photographies d'exploration urbaine (urbex) réalisées par Théo et Pauline. Les deux artistes proposent un voyage visuel à travers des lieux abandonnés, mêlant mémoire, patrimoine et regard artistique.
Une passion née du frisson
Pour Théo, l'urbex a d'abord été une quête de sensations fortes. « Au départ, c'était pour le frisson, pour me faire peur et vivre des sensations », confie-t-il. Mais rapidement, il a perçu la beauté et la force visuelle de ces friches, témoins du temps qui passe. Appareil photo en main, il a élargi son terrain de jeu, explorant entre 850 et 900 sites dans quatorze pays différents, de la France à la Roumanie, en passant par la Géorgie, l'Italie et le Portugal.
L'exposition met en lumière cette démarche documentaire et artistique. Théo insiste sur l'importance de sensibiliser le public : « Notre but est vraiment de vous toucher et de vous sensibiliser à tout ce patrimoine qui part en péril. » Il remercie la municipalité pour son soutien et la communication autour de l'événement.
Un écho culturel local
Lyze Magrez, conseillère à la culture, a salué cette première exposition à la MDA. « Je me réjouis de voir la culture et la photographie rayonner dans la commune, à travers un travail qui ouvre une fenêtre sur d'autres territoires, en France comme à l'étranger », a-t-elle déclaré. Elle a souligné la richesse de cette proposition artistique, qui diversifie l'offre culturelle et anime la Maison des associations.
Pauline, qui explore depuis quatre ans dans le sillage de Théo, livre un témoignage plus personnel. Certaines de ses photos portent une dimension intime, comme celle d'une batterie liée à la mémoire de son père disparu. L'urbex devient pour elle un moyen de rendre hommage tout en partageant un regard singulier sur le monde.
Un voyage visuel autour du monde
Les clichés exposés emmènent les visiteurs en Roumanie, en Géorgie, en Italie, au Portugal et dans d'autres pays. De futures destinations sont déjà annoncées, comme le Japon, le Maroc ou la Turquie, pour de prochaines expositions. Le public est invité à un véritable voyage visuel, entre patrimoine en péril, mémoire familiale et passion de l'image.
L'exposition est accessible jusqu'au dimanche 2 août inclus, dans la salle de la filature de la MDA, de 9 heures à 18 heures. L'entrée est libre.



