Nature et animaux envahissent l'Été Contemporain à Draguignan pour sa 34e édition
Nature et animaux à l'Été Contemporain de Draguignan

Depuis le 4 juillet et jusqu'au 12 septembre 2026, le parcours d'art de l'Été Contemporain reprend ses quartiers dans la cité du Dragon pour sa 34e édition. Depuis sa création en 1992, cet événement s'est imposé comme un rendez-vous estival incontournable. Sa vocation originelle se confirme chaque année : offrir au public l'occasion de découvrir de nombreux artistes de haute qualité. Pour cette nouvelle édition, ils sont 8 à présenter une centaine d'œuvres. Installations, dessins, sculptures, peintures, estampes ou art numérique… Ils abordent avec poésie ou humour les liens entre humain et nature, réel et imaginaire, quotidien et merveilleux. Au fil des années, avec plus de 370 expositions déjà accueillies, cet événement a véritablement fait rayonner Draguignan bien au-delà de ses frontières dans le monde de l'art contemporain.

Un commissaire passionné

Pour Fabrice d'Agosto Bacquart, l'enthousiaste commissaire d'exposition, le défi reste passionnant. Son rôle ? « Choisir un lieu et pouvoir l'investir avec des artistes qui ne se connaissent pas forcément, et les unir pour le meilleur », explique-t-il. Le fil rouge qu'il a tissé cet été explore l'organique : « L'idée était de présenter des artistes sur le thème de la nature et des animaux. » Son ambition est de créer des résonances inédites. « Ce qui est difficile, c'est de trouver des artistes dont les œuvres dialoguent ensemble, sinon le parcours d'art ne fonctionne pas. » Un mariage réussit donc ? Assurément. « L'association des travaux est tellement réussie que l'on pourrait imaginer que les artistes ont travaillé de concert pour s'exposer ici. Mais ce n'est pas le cas ! », s'émerveille Fabrice d'Agosto Bacquart.

Deux lieux d'exposition

Le parcours investit deux lieux majeurs. La chapelle du Bon Pasteur d'abord, où la magie opère jusque dans la nef. On y découvre les estampes de Didier Hamey qui propose un univers gravé peuplé de créatures hybrides en convoquant les codes de la fable et du fantastique. Fabrice salue ce « travail très fin, de la pointe sèche de précision » superposant plusieurs passages de gravure. Ces œuvres dialoguent avec les insectes en papier recyclé de l'architecte Hélène Lacquement. « C'est surprenant de réalisme, avec un magnifique travail de transparence sur les ailes », note le commissaire. S'y ajoute la peinture augmentée de Denis Santelli, qui questionne la frontière entre l'organique et l'artificiel. Bien que l'artiste parisien n'ait pu se déplacer, le commissaire souligne que « ses formes semblent faites pour l'installation » et répondent parfaitement aux autres œuvres.

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Puis, au Pôle culturel Chabran, l'exploration se poursuit avec les peintures de Véronique Pilarek. Elle propose des scènes festives en très grand format exposées dans l'espace Conservatoire. Enfin, l'humour de la micro-muséographie de Gaëlle Thuayre dans le Cabinet de curiosité côtoie la densité graphique de Delphine Vaute, mêlant mythologie humaine et végétale dans l'Espace Papier. L'affiche de l'événement a été réalisée pour la quatrième année consécutive par l'artiste Éléonore Dadoit Cousin. « Elle illustre chaque édition par une ville de la Dracénie. Cette année, c'est Salernes », précise Fabrice d'Agosto Bacquart.

Une chasse au trésor en parallèle

Enfin, la célèbre chasse au trésor avec de superbes cœurs en céramique de Juli About à gagner se déroule en marge des expositions.

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