Le Festival d'Avignon 2026 accueille une installation spectaculaire signée Johann Le Guillerm : des mikados géants disséminés dans la nature avignonnaise. L'artiste, connu pour ses performances mêlant cirque et arts plastiques, propose une œuvre monumentale et éphémère qui invite les promeneurs à une réflexion sur l'équilibre et la fragilité.
Une installation immersive en pleine nature
Les tiges de bois, mesurant jusqu'à 12 mètres de haut, sont disposées de manière aléatoire dans un espace naturel préservé, créant un paysage onirique. Les visiteurs peuvent déambuler entre ces structures, qui semblent défier les lois de la physique. « C'est une invitation à se perdre, à retrouver un rapport direct avec la matière et l'espace », explique Johann Le Guillerm.
Un défi technique et artistique
L'installation, composée de plus de 200 pièces de bois, a nécessité plusieurs mois de préparation. Chaque tige a été sélectionnée pour sa résistance et son esthétique. Les équipes techniques ont dû faire face à des contraintes liées au site, notamment le vent et l'humidité. « Nous avons dû adapter nos méthodes pour garantir la stabilité des structures sans recourir à des fondations lourdes », précise un responsable technique.
Un dialogue avec le paysage
L'œuvre s'inscrit dans une démarche écoresponsable : les matériaux sont locaux et recyclables. Elle dialogue avec le paysage environnant, offrant des points de vue inédits sur la ville d'Avignon. « L'idée est de créer une symbiose entre l'art et la nature, sans la dominer », ajoute l'artiste.
Une expérience sensorielle unique
Les visiteurs peuvent toucher les tiges, écouter le bruit du vent qui les traverse, et observer les jeux d'ombre et de lumière. L'installation évolue au fil de la journée, offrant des perceptions changeantes. Selon les organisateurs, plus de 10 000 personnes ont déjà visité le site depuis son ouverture.
Un événement éphémère
L'installation restera en place jusqu'à la fin du Festival d'Avignon, le 25 juillet. Après cette date, les mikados seront démontés et les matériaux réutilisés pour d'autres projets. « C'est la beauté de l'éphémère : l'œuvre vit intensément puis disparaît, laissant place aux souvenirs », conclut Johann Le Guillerm.



