C’est une première dans l’histoire du festival K-Live à Sète : une nouvelle œuvre tout en points voit le jour Grande rue haute. Les artistes au travail seront sur place jusqu’au 30 mai.
Une fresque participative et originale
Une nouvelle fresque du K-Live est en train de voir le jour au 125, grande rue haute sous le pinceau de l’artiste Jeanne Roualet. Après le boulevard Verdun et le stade, c’est maintenant au tour de la Grande rue Haute de se parer de sa fresque dans le cadre de la 19e édition du K-Live. Et c’est sous le pinceau de l’artiste Jeanne Roualet que la peinture murale se dévoile de plus en plus chaque jour. Mais le jour de notre visite (mercredi 27 mai), l’artiste n’était pas seule au travail. « On fait tout ensemble », sourit Jeanne.
La deuxième petite main qui l’accompagne est Armelle Leperre, médecin et bénévole dans l’association Habitat Jeunes Sète et Bassin de Thau, où elles se sont rencontrées pour travailler ensemble, avec Morgane Delort, infirmière d’Habitat Jeunes, sur le projet « art identité ».
Un projet artistique et social
« Nous avons commencé il y a deux ans, avec des mineurs migrants non accompagnés qui sont logés dans une maison non loin d’ici (Grande rue haute, NDLR), explique Jeanne. Au départ, je me suis mise à leur disposition pour dessiner une image de leur identité imaginaire. On l’a ensuite imprimée et installée dans leur chambre. Ensuite, nous avons décidé de faire une fresque sous forme de papier peint dans la salle commune, et là, nous avons fait une cartographie imaginaire à partir de leurs souvenirs, des dates et des noms. »
Après avoir travaillé dans leur chambre puis dans l’espace collectif, le duo s’attaque maintenant à l’espace public. « Je suis ce que Jeanne me dit de faire. Je suis un peu l’assistante », rit Armelle.
Une œuvre réalisée uniquement avec des points
Sous l’échafaudage on commence à distinguer quelques dessins. Pour réaliser cette peinture, qui représente « la synthétisation de ce qui s’est passé ces deux dernières années pour moi, les rencontres avec les jeunes et ces échanges », précise Jeanne, elle a décidé de dessiner uniquement à partir de points. « C’est la première fois qu’une œuvre va être faite de cette manière dans le cadre du K-Live », ajoute Crystel Labasor, directrice du festival.
« C’est vraiment un aboutissement pour nous que notre projet et cette œuvre que l’on propose corresponde au festival », poursuit Armelle. Le propriétaire de l’immeuble a accepté de refaire la façade pour l’occasion et vient régulièrement rendre visite à Armelle et Jeanne pendant qu’elles travaillent. « Il nous apporte de l’eau et nous prend en photo », sourit le duo.
Il sera possible de venir observer les artistes à l’œuvre jusqu’au 30 mai, ou venir admirer leur travail lors de l’inauguration prévue le mercredi 3 juin à 11 h.



