Un coup de théâtre vient gâcher la fête à seulement quatre jours du lancement. La « Caverne » qui emballe le Pont-Neuf à Paris, une installation éphémère conçue par l’artiste JR, a été endommagée mardi après-midi et son ouverture prévue samedi est reportée, ont indiqué les partenaires du projet.
Une toile déchirée
La toile de l’œuvre a été en partie déchirée, laissant apparaître au-dessous la structure gonflable qui surplombe le pont, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.
Déterminer les causes précises
« Les experts techniques et d’ingénierie du projet travaillent activement à en déterminer les causes précises », ont écrit dans un communiqué l’Atelier JR, la Fondation Christo et Jeanne-Claude et l’Amicale des Ponts de Paris. Ces partenaires n’ont pas précisé l’étendue et l’origine des dégâts, alors qu’un coup de vent et des averses ont traversé la capitale plus tôt dans l’après-midi. « Dès que l’évaluation de la situation sera établie, nous vous en informerons », ont-ils assuré.
Report de l'ouverture
À quatre jours du lancement, « la décision a été prise de reporter l’ouverture de l’œuvre à une date ultérieure au 6 juin, laquelle sera définie à la lumière des conclusions de l’état des lieux », ont-ils également annoncé.
Dimensions imposantes
La « Caverne » présente des dimensions imposantes : 120 m de long, 20 m de large, 2 400 m² de surface au sol et une hauteur oscillant entre 12 et 18 m. Elle dessine en trompe-l’œil l’aspect rocheux d’une grotte en mêlant le blanc, le noir et différentes nuances de gris.
Un dialogue entre le passé et le présent
Elle a été pensée pour être empruntée à pied gratuitement 24 h/24 par les curieux et les passants, une immersion dont l’univers sonore a été confié au compositeur électro Thomas Bangalter, ex-membre du duo Daft Punk.
Cette œuvre monumentale est un hommage à Christo et Jeanne-Claude, le couple d’artistes, aujourd’hui décédés, qui avait emballé le Pont-Neuf de tissu en 1985, attirant des millions de visiteurs.
Elle a été imaginée par JR, 43 ans, devenu célèbre avec ses collages photographiques XXL et ses trompe-l’œil qu’il a exposés des favelas de Rio à New York en passant par le Népal. Selon lui, elle « juxtaposera le brut et le sauvage à l’élégance raffinée de Paris, créant ainsi un dialogue entre le passé et le présent ».



