Gratuité au musée Fabre : la fréquentation doublée le 1er dimanche
Gratuité au musée Fabre : fréquentation doublée
C'est un dimanche après-midi d'août, et les salles de l'exposition permanente du musée Fabre de Montpellier sont prises d'assaut. Les visiteurs déambulent devant les toiles, s'attardant parfois longuement devant les œuvres de Pierre Soulages, dont les peintures sont visibles gratuitement en ce premier dimanche du mois. Une affluence inhabituelle qui n'a pas échappé aux équipes du musée.« Le premier dimanche du mois, la fréquentation est multipliée par deux. On passe de 1 000 visiteurs pour un dimanche classique, à 2 000 visiteurs », soutient le responsable de l'accueil du musée. Ce doublement de la fréquentation est directement lié à la gratuité de l'exposition permanente, une mesure qui s'applique à tous les visiteurs, qu'ils soient habitants de l'agglomération de Montpellier ou touristes de passage.

Une politique de gratuité qui attire les foules

Instaurée chaque premier dimanche du mois, la gratuité des collections permanentes permet à un large public de découvrir le musée Fabre sans débourser un euro. L'accès est libre et ne nécessite aucune réservation, une simplification appréciée des familles et des visiteurs occasionnels. Parmi eux, Unice, une infirmière de 24 ans originaire de Bordeaux, a fait le déplacement expressément pour cette opportunité. « Je suis venue exprès », insiste-t-elle, ravie de pouvoir profiter de l'offre.La mesure bénéficie aussi aux touristes en séjour dans la région. En cette période estivale, Montpellier accueille de nombreux vacanciers, et le musée Fabre s'impose comme une étape culturelle majeure. La gratuité du premier dimanche du mois constitue un argument supplémentaire pour pousser les portes de l'établissement.Les collections permanentes du musée Fabre offrent un parcours riche et varié, de l'art ancien à la création contemporaine. Parmi les œuvres exposées, les peintures de Pierre Soulages occupent une place de choix, attirant chaque mois de nombreux amateurs d'art. La gratuité de ce premier dimanche permet à tous de les contempler sans contrainte.

L'exposition temporaire Pierre Paulin reste payante

Si les collections permanentes sont accessibles gratuitement, la salle dédiée à l'exposition temporaire consacrée au designer Pierre Paulin, visible jusqu'au 1er novembre, reste soumise à un billet d'entrée. Une distinction qui n'était pas claire pour tous les visiteurs. Trois jeunes étudiantes des Beaux-Arts d'Avignon sont ainsi venues à Montpellier spécialement pour découvrir le travail de ce créateur, persuadées de bénéficier de la gratuité.« Malheureusement c'est uniquement pour les habitants de la Métropole de moins de 26 ans », expliquent les étudiantes, qui ont découvert sur place que l'offre ne s'appliquait pas à elles. En effet, seuls les jeunes Montpelliérains peuvent profiter de l'accès gratuit aux expositions temporaires, une mesure visant à encourager la fréquentation des jeunes publics locaux.

Un effet positif sur l'ensemble du musée

Malgré cette restriction, l'exposition temporaire sur Pierre Paulin ne semble pas pâtir de la gratuité des collections permanentes. Au contraire, le dispositif joue un rôle d'appel d'air. « La gratuité ramène du monde dans le musée, qui a ensuite envie de voir l'exposition temporaire », confirme le responsable de l'accueil.Les salles combles ce dimanche témoignent de l'attractivité du lieu et de l'efficacité de cette politique tarifaire. Entre les habitués des collections permanentes et les curieux venus pour l'exposition Paulin, le musée Fabre confirme son rôle central dans la vie culturelle de Montpellier, dans l'Hérault.Ce succès démontre que la gratuité peut être un puissant levier de démocratisation culturelle, à condition d'être associée à une programmation attractive. Le musée Fabre en est la preuve chaque premier dimanche, avec des visiteurs ravis qui repartent souvent avec l'envie de revenir.Pour les visiteurs qui souhaitent profiter de cette offre, le prochain rendez-vous est fixé au premier dimanche du mois suivant, avec toujours la possibilité de voir gratuitement les peintures de Soulages et l'ensemble des collections permanentes. Une habitude qui pourrait bien transformer les dimanches culturels dans la capitale de l'Occitanie.