Une vingtaine d'anciens élèves de l'école EDF de Saint-Affrique, ouverte de 1966 à 1997, sont revenus sur les lieux de leur formation quarante ans après, à l'occasion du week-end de l'Ascension. Ils faisaient partie de la 41e promotion, d'octobre 1986 à février 1988, composée de vingt et un garçons et trois filles. Venus de toute la France (Paris, Tours, Poitiers, Aurillac, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Périgueux, etc.), ils ont répondu à l'invitation de Stéphane Landiech et Christophe Victory, à l'origine de cette réunion.
Un programme chargé de souvenirs
Arrivés jeudi 14 mai, les anciens ont redécouvert la région du Saint-Affricain lors d'un rallye touristique organisé sur des lieux emblématiques. Samedi, ils ont emprunté le petit train touristique de Sainte-Eulalie-de-Cernon, rejoints par d'anciens enseignants. Dimanche matin, ils ont visité le grand bâtiment de l'ancienne école, surnommé le Paquebot, sur le site actuel de la SEML Saca. Accueillis par le maire Clément Carles, le premier adjoint Jean-Luc Malet et le président de la SEML Saca, Jean-Antoine Barthès, ils ont parcouru les lieux chargés de mémoire.
Des anecdotes et des liens indéfectibles
Lors de la visite, chacun a évoqué des souvenirs. Jean-Louis Paraiso, originaire du Bénin, se rappelle que son lit était à un endroit précis et que Jacques Chirac, en 1987 ou 1988, avait atterri en hélicoptère au stade. Didier Durquety, dit La Mèche, se souvient des parties de pelote basque contre un mur du bâtiment. D'autres racontent les luges dans les escaliers avec des chaises, les bizutages bon enfant comme monter en slip sur le toit en hiver, ou encore les incursions nocturnes dans la cuisine par une trappe d'aération. "Cela a été l'école de la vie", confie Didier Durquety. "Quarante ans après, c'est magique. On s'est construits grâce à cette expérience de vie en collectivité. Cette école n'aurait jamais dû fermer."
Stéphane Landiech ressent "un petit pincement au cœur" mais se dit heureux d'avoir passé trois jours dans une ambiance magnifique. Les anciens, unis comme une fratrie, ont tous obtenu un emploi chez EDF à l'issue de leur formation. Pour eux, ces retrouvailles marquent la fin d'un chapitre et le début d'une nouvelle vie de retraité.



