Fernando Pessoa : l'énigme d'un génie littéraire insaisissable
Pessoa : la vie fascinante d'un écrivain aux mille visages

Difficile de passer à côté de Fernando Pessoa quand on flâne à Lisbonne. Dans le quartier du Chiado, les touristes s’agglutinent devant sa statue en bronze, sise à l’entrée de l’un des cafés où il avait ses habitudes, A Brasileira. Et quand on s’aventure à la périphérie de la ville pour visiter le majestueux monastère des Hiéronymites, on tombe sur la tombe de l’écrivain, qui y côtoie celles d’autres gloires nationales, dont Vasco de Gama et Luis de Camoes.

Si le nom de Pessoa est mondialement célèbre, qu’en est-il de son œuvre ? À son décès au début des années 1930, il n’était admiré que d’une poignée de connaisseurs lisboètes. La malle qu’il a laissée, contenant entre 25 000 et 35 000 papiers attribués à une centaine d’hétéronymes différents, a donné du fil à retordre aux éditeurs, jusqu’à ce que la publication du Livre de l’intranquillité, en 1982, fasse de Pessoa un classique contemporain.

Une biographie monumentale (plus de 1 200 pages !) écrite par un fan américain, Richard Zenith, permet enfin de mieux cerner cet insaisissable alcoolique (il aimait le vin rouge et le brandy) qui, au cours de sa vie, boira le calice jusqu’à la lie.

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