L'Iran a évoqué, ce lundi, la mise en place d'un nouveau mécanisme de gestion du trafic dans le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite environ 20% du pétrole mondial. Téhéran a également confirmé des discussions avec plusieurs pays européens pour garantir la sécurité dans cette zone sensible.
Un nouveau mécanisme de gestion
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré que l'Iran travaillait sur un nouveau mécanisme de gestion du trafic dans le détroit d'Ormuz. Ce mécanisme viserait à coordonner le passage des navires et à éviter les incidents, dans un contexte de tensions accrues entre Téhéran et Washington.
Des discussions avec des pays européens
Parallèlement, l'Iran a engagé des discussions avec plusieurs pays européens, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, pour trouver une solution diplomatique à la crise actuelle. Ces échanges portent notamment sur la préservation de l'accord nucléaire iranien de 2015, menacé par le retrait américain et les sanctions renforcées.
Le détroit d'Ormuz, situé entre l'Iran et Oman, est un point de passage crucial pour le transport du pétrole brut. Toute perturbation de ce trafic pourrait avoir des conséquences graves sur l'économie mondiale. L'Iran a menacé à plusieurs reprises de bloquer le détroit en représailles aux sanctions américaines.
Réactions internationales
Les États-Unis ont réagi avec scepticisme à cette annonce, estimant que l'Iran cherchait à gagner du temps. De son côté, l'Union européenne a salué l'ouverture de discussions et appelé à une désescalade des tensions. La Russie a également exprimé son soutien à une solution diplomatique.
L'initiative iranienne intervient alors que les tensions dans la région restent vives, avec des incidents récents impliquant des pétroliers et des drones américains abattus par l'Iran. La communauté internationale suit de près l'évolution de la situation dans cette zone névralgique.



