Dans son nouveau roman « Le Dernier des refuges », l'écrivain américain Kristopher Jansma explore les méandres d'une famille marquée par les secrets et la résilience. Une œuvre ample et sensible qui confirme son talent pour les sagas familiales.
Une fresque intime et universelle
Kristopher Jansma, connu pour ses précédents romans « L'Évolution de Bruno Littlemore » et « Pourquoi nous dansons », revient avec un récit qui embrasse plusieurs générations. « Le Dernier des refuges » suit la famille Ashford, dont le patriarche, un architecte visionnaire, a construit une maison utopique dans les années 1950. Mais derrière les murs de ce refuge se cachent des non-dits et des traumatismes qui refont surface des décennies plus tard.
Le roman alterne entre les années 1950 et les années 2010, dévoilant progressivement les failles de chaque personnage. Jansma tisse une toile complexe où l'architecture devient une métaphore de la mémoire et de la reconstruction. « La maison est un personnage à part entière », confie l'auteur lors d'un entretien à New York. « Elle représente à la fois la protection et l'enfermement. »
Une écriture ciselée
La prose de Jansma, à la fois lyrique et précise, captive le lecteur. Il décrit avec minutie les paysages de la Nouvelle-Angleterre et les intérieurs feutrés des demeures bourgeoises. Mais derrière cette beauté formelle, ce sont les émotions brutes qui dominent : la culpabilité, l'amour filial, la quête d'identité.
Le livre a reçu un accueil critique enthousiaste aux États-Unis, salué pour sa construction narrative maîtrisée et sa profondeur psychologique. « Jansma réussit le tour de force de rendre chaque personnage complexe et attachant », écrit le New York Times.
Un auteur engagé
Au-delà de l'œuvre, Kristopher Jansma est également professeur d'écriture créative à l'université de Columbia. Il milite pour une littérature inclusive et diversifiée, et son roman aborde des thèmes comme la santé mentale et les secrets de famille. « Écrire, c'est mettre des mots sur l'indicible », explique-t-il.
« Le Dernier des refuges » paraît en France aux éditions Albin Michel, traduit par Clément Baude. Une lecture incontournable pour les amateurs de sagas familiales contemporaines.



